La France éliminée de l'Euro dès les barrages !

La Team Yavbou, tenante du titre, n'a pas su manier les tchèques et échoue avant les quarts de finale.

La France éliminée de l'Euro dès les barrages !
La France n'était pas à son niveau depuis le début de la compétition, aujourd'hui l'a confirmé...

La Team Yavbou se retrouvait donc ce 30 août en barrages du championnat d'Europe face à la République Tchèque. Après les trois sets secs que les belges ont infligé aux français, il était difficile d'espérer mieux que ce barrage. Ils ont de nouveau été proches d'être battre par les hollandais. Menés 2 sets à 1, les Bleus ont dû passer par le tie-break pour gagner le match et s'offrir une finale de groupe face à la Turquie, équipe qui s'est inclinée après un tie-break à rallonge face aux belges. La France n'a fait qu'une bouchée de la Turquie (3 sets 0) et se qualifie donc pour ce barrage qui fait office de huitième de finale. La République Tchèque ne devrait être qu'une formalité mais vu ce début d'Euro, la France ne doit plus sous-estimer aucune nation même avec un titre en Ligue Mondiale il y a moins de deux mois.

Le match débute à Katowice en Pologne, Earvin Ngapeth ne souffre plus de son dos et est titularisé d'office par Laurent Tillie. Les tchèques réalisent deux contres lors du premier échange avant que Lyneel ne tape la mire, premier point tchèque. Stephen Boyer répond par une belle diagonale (1-1). Pas d'avantage pour le moment dans ce début de rencontre, la France a une courte avance au premier temps mort technique (8-7). Un mauvais jugement français sur le service de Holubec et premier écart (10-12). Malgré les bons services de Le Roux et Ngapeth, la République Tchèque est toujours devant (17-20). Un bloc, un service puis une faute française donnent le premier set à la République Tchèque (21-25). C'est dommage, la France était revenue à égalité 21-21... 

En début de second set, Tillie remplace Lyneel par Thibault Rossard. Les tchèques font plus de fautes et la France est devant au premier temps mort technique (8-5). Les Bleus mettent plus de pression, que ce soit au service ou au contre... mais la France gâche son avance (8-8). Les deux équipes se renvoient les ballons sur chaque échange, l'écart reste le même (13-13). C'est très serré dans cette deuxième manche, Trevor Clevenot arrache doigt sur doigt et une attaque tchèque se retrouve derrière la ligne (20-18). Exact contraire du premier set puisque la République Tchèque fait des erreurs dans les moments importants et la France égalise (25-21). 

Après plus de 10 minutes de pause et de ré-échauffement, le jeu reprend et Kevin Le Roux envoie une praline plein centre du terrain (1-0). Cela fait maintenant un set qu'Earvin Ngapeth et Julien Lyneel sont debout derrière les panneaux publicitaires, Clevenot, Chinenyeze, puis encore et toujours, Boyer font le boulot (8-6). Les français ont la plupart du temps les choses en mains mais il y a un moment de panique et le score s'inverse, comme à ce deuxième temps mort technique (14-16). La France prend trois points d'affilés mais se rate de nouveau avec deux attaques "out" invraisemblables (18-21)... Le scénario se répète puisque la Team Yavbou n'est que l'ombre d'elle-même depuis le début de cet Euro polonais. Même score que les deux premiers sets (21-25). 

Laurent Tillie décide de remettre sur le rectangle ocre Earvin Ngapeth mais il se fait déjà contrer après six points (5-6). La France n'y est pas du tout, soit ça ne passe pas, soit ça passe de justesse. Toniutti est remplacé par Brizard à la passe (9-13). Toujours +4 pour la République Tchèque, les 31 fautes françaises commencent à se voir (16-20). Il n'y avait rien à dire sur le match, Nicolas Le Goff et Earvin Ngapeth peuvent se ronger les ongles sur le banc. La formalité est une désillusion, la République Tchèque s'impose 25-21 21-25 25-21 25-20 et jouera l'Allemagne en quart de finale.

La France est donc éliminée et ne sera pas la première équipe à conserver son titre européen. Pour rappel, pas de vacances pour la Team Yavbou qui va s'envoler pour le Japon avec la Champion's Cup. La victoire en Ligue Mondiale et ce calendrier à rallonge aura bien laissé des traces.