Après une course cauchemardesque à Spa-Francorchamps malgré un envol parfait, Lewis Hamilton n'a pas tergiversé lors de la séance de qualifications du Grand Prix de Monza en dominant sur la piste son coéquipier Nico Rosberg. Le britannique a donc pris un premier ascendant mental sur le leader du championnat du monde et se présente comme le principal favori à la victoire. Dans le même temps, les Williams ont montré le bout de leurs capots pour s'octroyer la seconde ligne de la grille de départ. Retour sur cette heure de qualifications riche en enseignements.

La razzia d'Hamilton

Lewis Hamilton n'est jamais aussi fort que dans la position du chasseur. Il l'a confirmé lors de cette séance de qualification où il s'est octroyé le meilleur temps en Q1, Q2 et Q3. Avec Nico Rosberg dans sa ligne de mire, le champion du monde 2008 s'est révélé incisif et rapide pour écraser toute forme de concurrence et obtenir haut la main la pole position. Lors des premières phases de la qualification, l'ancien pilote McLaren a signé le meilleur chrono en 1'25"363, soit 130 millièmes d'avance sur son coéquipier. Plus serrée en Q2, la lutte entre Hamilton et Rosberg aura vu le premier prendre l'avantage sur le second pour 4 centièmes. C'est alors en Q3 que la supériorité du britannique s'affirma et se concrétisa. Sur son premier tour lancé, Lewis Hamilton signe un chrono en 1'24"109, prenant la première place à Nico Rosberg pour 4 dixièmes. Un écart que l'allemand ne parvint pas à rattraper, malgré son amélioration en 1'24'"383 sur sa dernière tentative en piste. Agressif pour aller chercher la première place en qualifications, Lewis Hamilton ne le sera pas moins en course pour prendre l'avantage sur son coéquipier et gagner une importante bataille dans leur guerre des nerfs.

La solidité des Williams

©autohebdo.fr

Derrière les Mercedes, ce sont les monoplaces de Massa et Bottas qui se sont montrées efficaces. Seule écurie capable d'inquiéter la team allemande, Williams est apparue largement au-dessus des outsiders dans la lutte pour le podium. La puissance du pack moteur Mercedes alliée à la faible quantité d'appuis aérodynamiques semblent donner un net avantage à l'écurie britannique sur ses adversaires. Comme Hamilton et Rosberg l'ont fait avec les deux premières places, Bottas et Massa ont squatté la troisième et la quatrième place, sans jamais apparaître inquiétés par de potentielles concurrents. Lors de la Q3, c'est alors le finlandais qui a pris l'avantage sur le brésilien pour 2 dixièmes en 1'24"697. Bottas et Massa sont alors les seuls pilotes à être passés sous la barre des 1'25"000 sur un tour chronométré ce week-end avec Lewis Hamilton et Nico Rosberg. De quoi anticiper une grande course demain ? Massa devra pour cela se montrer aussi véloce en course qu'en qualifications, ce qu'il rarement arrivé à faire cette saison...

Ferrari, Red Bull et McLaren se partagent les miettes

©twitter.com/McLarenF1

Derrière la domination écrasante de ces deux écuries, les seconds couteaux se sont retrouver à se battre pour les places d'honneur. De cette lutte serrée et indécise, c'est McLaren qui est sortie vainqueur, Magnussen et Button signant le cinquième et le sixième temps. Même si leurs monoplaces ont semblé souffrir de la chaleur, les deux pilotes ont réussi à en tirer le maximum et à prendre une sérieuse option pour une place dans le Top 5. Les espoirs de podium seront cependant minces pour l'écurie britannique qui pointe à 5 dixièmes de la quatrième de Massa après la Q3...

Alonso septième sur la grille de départ en 1'25"430, Räikkönen éliminé en Q2 et onzième au départ suite à la rétrogradation de Kvyat, la Scuderia Ferrari a connu une séance compliquée devant ses tifosis. Sa belle remontée à Budapest et sa quatrième place en Belgique laissaient présager un bon week-end pour Kimi Räikkönen. Mais le finlandais s'est montré fébrile, commettant deux erreurs dans la chicane de la Roggia sur ses deux derniers tours lancés en Q2. De son côté Fernando Alonso n'a pu faire mieux que le septième temps en Q3 au volant d'une monoplace en-dessous de ses adversaires en terme de performance pure.

©tousdroitsréservés

Sur une piste loin de leur convenir, les Red Bull ont, elles aussi, vécu des qualifications très compliquées. Jamais en mesure de combler leur retard sur les Williams, Vettel et Ricciardo s'élanceront en huitième et neuvième positions. En Belgique, l'écurie autrichienne avait compensé son déficit de performance en déchargeant ses monoplaces d'appuis aérodynamiques. Visiblement ce week-end, elle est en panne de solutions.

Parce que la manière dont vont réagir Ferrari et Reb Bull sera intéressante à observer, parce qu'une nouvelle lutte entre Hamilton et Rosberg devrait avoir lieu, parce que les Williams semblent en mesure de bousculer les Mercedes, la course de demain risque de valoir le détour. C'est pour cela qu'il ne faudra pas la râter. Rendez-vous donc ce dimanche à 14h00 pour le GP de Monza.