Une force offensive intéressante

 

Cette partie opposant deux équipes ayant terminé dans le ventre mou du classement la saison passée était aussi un duel entre revanchards nourrissant des ambitions pour cette année. Avec de nombreuses recrues de chaque côté, beaucoup de modifications ont été effectué et les effectifs sont différents. A Mayence notamment, deux hommes importants de l'animation offensive sont partis puisque le buteur Szalai a pris le direction de Schalke et son pourvoyeur principal Ivanschitz a rallié Levante. Pour les remplacer, Okazaki (ex-Stuttgart) et Polter (ex-Nüremberg) ont rejoint la Rhénanie. Les deux étaient d'ailleurs titulaires. Mais celui qui a fait la différence et s'est montré le plus impressionnant était déjà à Mayence la saison passée. Nicolaï Müller avait commencé à se faire un prénom en fin de saison, parvenant à faire partie d'une liste de Joachim Löw en sélection. Szalai n'étant plus là, il a pris ses responsabilités et a endossé le costume de leader offensif.

 

C'est lui qui ouvrira le score en début de match, profitant des erreurs de Stuttgart avant d'inscrire le troisième avec tout le sang-froid du buteur en remportant son duel avec Ulreich. Impressionnant, il a bien été accompagné par ses compères offensifs, que ce soient Polter, Zimling ou Okazaki. Le japonais inscrira le deuxième but de son équipe. Parti de Stuttgart à cause du manque d'efficacité qu'on lui reprochait, il a répondu de la plus belle des manières avec un très joli but. Mais celui que l'on attendait certainement pas autant et qui fut primordial avec une passe décisive notamment, c'est Pospech. Le latéral droit de 34 ans a gambadé sur son côté et a souvent permis par son apport offensif de créer des décalages dangereux. Offensivement, la copie rendue par Mayence est très bonnes avec trois buts et de nombreuses occasions mais défensivement, c'est moins réjouissant.

 

Des défenses fébriles

 

En effet, Stuttgart a inscrit deux buts par l'intermédiaire d'Ibisevic, le premier à la suite d'un mouvement collectif efficace et le second sur une faute de main de Heinz Müller. Une faute qui a été pardonné sur le coup tellement le portier de 35 ans a été précieux. Il a repoussé à de multiples reprises des tentatives plus ou moins dangereuses, faisant aussi trois arrêts décisifs en moins de cinq minutes alors que le score n'était que de 2-1. Cette défense expérimenté qui tourne à plus de 30 ans de moyenne d'âge fut souvent prise à défaut par la vélocité de Traoré et l'intelligence de Harnik. Le VFB n'est jamais parvenu à concrétiser ses occasions, laissant Mayence filer vers la victoire. Mais cette défaite est méritée pour Stuttgart. Le champion d'Allemagne 2007 a présenté des lacunes défensives inacceptables à ce niveau. Si la ligne de quatre de derrière était totalement remaniée à cause des blessures et fut changée dès la vingtième minute suite à la sortie de Tasci, cela n'explique pas tout.

 

Sur le premier but concédé, ce sont des erreurs successives de Schwaab et Röcker qui coûtent cher. Les deux autres montrent aussi des problèmes criants de placement puisque Okazaki et Müller ont tous deux eu le luxe d'avoir le temps nécessaire pour conclure. Le milieu de terrain n'a jamais non plus vraiment pesé offensivement. Alors que Leitner est sensé apporté plus de technique et son sens du jeu dans cette équipe, le joueur prêté par Dortmund a été très tendu durant toute la rencontre et a livré une prestation insipide. Beaucoup de réglages sont à faire pour espérer mieux. Bruno Labbadia y réfléchira sûrement et fera certainement confiance plus souvent à Rausch, arrivé de Hanovre et auteur d'un match respectable. Il est l'un des seuls à avoir tenu la baraque défensivement sur son côté gauche. Au final, Stuttgart revient bredouille et laisse Mayence fêter sa première victoire.