LES TOPS

Deuxième réception de la saison pour la seconde victoire, la Fiorentina fait le plein de points devant ses tifosi en cette fin d’été. Pour l’inauguration de cette 3e journée de Serie A, la Viola recevait le Genoa, auteur d’un début d’exercice similaire (une victoire et une défaite). Le top revient aux hommes de Sousa qui ont su prendre l’avantage sur leurs adversaires du jour en seconde période grâce à Babacar. Inattendu mais aligné aux côtés de Rossi qui faisait son grand retour en tant que titulaire, le Sénégalais convertit d’une jolie tête un délicieux corner de Borja Valero. L’Espagnol, tôlier et auteur d’une copie très sérieuse, tout comme son compatriote Marcos Alonso. Repositionné dans l’axe, le joueur de 24 ans a surpris son monde sur le plan défensif, tout en restant dangereux dans la surface adverse, lui qui a déjà marqué lors des deux premières journées. Victoire 1 à 0, 38 ans que le Genoa n’avait pas gagné à Florence, la série se poursuit.

Khouma dévastateur - La Repubblica

Un premier succès face à Bologne… et un sérieux coup derrière la tête. Eliminée par le Bayer en barrages de C1 puis une sévère correction sur la pelouse du Chievo, il était déjà temps de se remettre les idées en place pour la Lazio. Chose faite ce dimanche contre l’Udinese sur un terrain mis à mal par les trompes d’eau tombées sur la capitale Italienne. Tout ne s’est pas fait si facilement néanmoins, malgré les titularisations de Keita, Cataldi et de Hoedt ainsi que le fameux retour de Stefano Mauri. Le salut viendra alors en seconde période grâce au coaching gagnant de Stefano Pioli : Felipe Anderson et Alessandro Matri à la 55e, passe du Brésilien pour l’Italien à la 62e. Matri va même récidiver quelques minutes plus tard pour tuer le match, efficacité maximale devant le but, 2-0. Mérité, 6 points pris sur 9 au final, la Lazio digère tant bien que mal.

Pas de vainqueur au Mapei Stadium ce week-end où Sassuolo accueillait l’Atalanta Bergame. Un match nul avec quatre buts, des cartons rouges, des penaltys foirés et nombres d’émotions comme on les aime durant le fameux multiplex dominical. Les premières minutes sont donc déjà haletantes, Sportiello stoppe Sansone sur penalty et Pinilla signe d’un énième geste acrobatique l’ouverture du score, ça nous avait presque manqué, 0-1.

ET BIM - La Repubblica

La réaction des locaux est immédiate et elle est sublime, frappe monstrueuse de Francesco Magnanelli pour l’égalisation. Pinilla ira même de son doublé par la suite avant le boulet de canon de Floro Flores précédent la mi-temps. Tant de beauté qu’il aurait été bien trop difficile de choisir le but du week-end parmi ceux inscrits à Sassuolo ce dimanche. Le retour des vestiaires sera marqué par l’expulsion évitable de l’inévitable Pinilla.. Bergame en infériorité numérique jusqu’à la 83e ou Vrsaljko sera coupable d’une faute impardonnable dans sa propre surface. Consigli se chargera de parer le penalty de Maxi Moralez dans la foulée, on en restera là, 2-2. Sassuolo sérieux et toujours invaincu (7 p/9), Atalanta, premier non-relégable du précédent exercice, prend son quatrième point de la saison. En bref, tout va bien !

LES FLOPS

Premier coup d’arrêt de la saison pour Palerme ce dimanche. Après deux victoires face au Genoa et à l’Udinese, les Siciliens devaient taper une petite écurie se nommant Carpi, toujours 0 point au compteur. Tout avait idéalement démarré avec l’ouverture du score d’une des recrues estivales : Oscar Hiljemark, international espoir Suèdois, tueur devant le but pour 1-0. L’équipe Rosanera va trébucher deux fois en cours de partie, presque deux fois de trop. Vitiello contre son camp puis en seconde période où, à peine entré en jeu, Marco Borriello, bon pied, bon œil, trompe Sorrentino, 1-2. Le portier n’avait jusque-là encaissé aucun but dans ce championnat, fin de série pour lui comme pour l’ensemble des formations du championnat. Heureusement pour eux, le flop n’est pas total, ce n’est pas le petit nouveau Gilardino mais un certain Uros Djurdjevic qui va égaliser à la 87e, pour ses toutes premières minutes en Serie A. 2-2 au final, pas un drame mais un score qui conviendra ô combien davantage pour Carpi qui inscrit son premier point historique en première division.

Sandwich - La Repubblica

Naples piétine, piétine et piétine encore. Après la défaite à Sassuolo et le petit point gagné face à la Samp à domicile, les Napolitains n’ont pas réussi à empocher leur première victoire de la saison. A Empoli, sur les traces de Maurizio Sarri, les Partenopei et leur nouveau 4-3-1-2 sont encore coupables d’erreurs bêtes qui commencent à coûter cher. Saponara n’en demandait certainement pas tant en face, l’ex-Milanais ouvre le score d’un bel exploit individuel dès la seconde minute. Si l’autre meneur de jeu égalise de suite, Lorenzo Insigne s’il vous plaît, Manuel Pucciarelli ajuste Reina pour le 2-1 dans un début de match fou. Sarri qui connaît si bien l’effectif adverse semble avoir du mal à trouver les solutions avec le sien. C’est Allan, une des recrues estivales qui égalisera tout de même au retour des vestiaires, 2-2. Maigre consolation. La défense du Napoli en bave toujours autant, Albiol- Chiriches ne dégagent pas énormément de sérénité, Valdifiori peine encore un peu plus haut également. Pas encore de sonnette d’alarme à tirer, le projet Sarri se met en place avec ses nouvelles attentes et son nouveau schéma. La saison européenne commence dès jeudi avant de retrouver la Lazio dimanche prochain, le moment ou jamais pour décrocher les premiers résultats.

Des 20 équipes du championnat, deux n’ont toujours pas réussi à glaner ne serait-ce qu’un point. Frosinone et Bologne. Parlons du second, ambitieux promu redevenu tout feu, tout flamme dans l’élite il y a quelques semaines. La sauce ne prend pas encore pour les hommes de Delio Rossi qui ont cédé en fin de match en fermeture de la journée à Gênes, en match reporté pour cause météorologique. Face aux flèches de la Sampdoria, Bologne aura tenu jusqu’à la 74e et la doublette infernale Muriel Eder, 1-0. L’expulsion de Rizzo suite à un second avertissement aura été la goutte qui aura fait débordé le vase, peu après l’heure de jeu. Les assauts des locaux vont même faire plier une seconde fois la défense, Correa slalome et Soriano finit d’une lourde frappe déviée, 2-0, définitif. Zéro pointé et avant-dernière place au classement, il va falloir lancer la saison le week-end prochain, ça sera face… à Frosinone.

L'EQUIPE

L’équipe du week-end ? Qui d’autre ? L’Inter, bien évidemment. Grande gagnante de cette troisième journée de Serie A, seule équipe qui compte trois victoires en autant de rencontres disputées. Dans le 163e derby de Milan, c’est sûrement les Nerazzurri qui partaient favoris des pronostics grâce à ses recrues déjà bien en place dans le onze et des premiers résultats satisfaisants malgré un jeu pas encore au point, sans réelle surprise. Loin des souvenirs du Trofeo TIM, Mancini aligne une nouvelle fois Kondogbia, Murillo et Jovetic, grandes premières pour Perisic et Melo (tout comme Telles entré en seconde période).

Ce ne sera pourtant pas une nouvelle tête qui fera la différence ce soir-là, Fredy Guarin s’infiltre entre les lignes rouges et noires et, sans être vraiment attaqué, flingue Lopez pour le seul et unique but de la rencontre, 1-0. Un des plus dangereux, le Colombien aura été le tueur espéré pour donner la 61e victoire aux Nerazzurri, (50 pour les Milanais). Défense mise à l’épreuve en seconde mi-temps par Balotelli, notamment, elle aura été relativement propre de part en part. Handanovic n’a vu ses filets trembler seulement une fois depuis le coup d’envoi du championnat. Plus haut, à côté du buteur, Kondogbia n’a pas encore complètement convaincu tout au long de la rencontre. Un manque de constance que les tifosi auront peut-être déjà oublié et ce, grâce à ses quelques actions individuelles assez incroyables durant le match, ce mélange de puissance et de technique qui lui permet de se sortir de situations assez improbables. La principale surprise se nomme Felipe Melo. L’ex de la Juve aura énormément surpris par sa justesse, sa combativité et sa force de caractère qui sera tombé au point nommé face aux Rossoneri. Belle surprise.

C’est sûrement le dispositif offensif qui aura le plus déçu : Icardi n’avait absolument pas 90 minutes dans les jambes, Perisic a eu du mal pour sa première, ballotté dans plusieurs zones tout au long du match. Pour Jovetic, il n’aura pas su faire la différence contrairement aux précédentes rencontres. Roberto Mancini peut s’estimer heureux de ses hommes, on peut lui donner raison au nom de ces dernières déclarations à la Sky ce lundi : « Nous savons que ça va être long, rien n’est encore joué. Nous sommes très heureux d’avoir remporté le derby et j’espère que Moratti & Tohir ont pris du plaisir. L’équipe de l’année dernière était bonne selon moi, alors que vous bousculez l’effectif, il faut du temps pour que tout fonctionne correctement. Nous devons continuer de travailler et le fait d’être installé à la première place fait forcément plaisir, mais ça ne change rien à tout ce qu’il nous reste à faire. »

LE JOUEUR

Nombreux auront été les hommes à se distinguer ce week-end. Coup de projecteur cette fois-ci sur le Torino et sur son nouveau maître à jouer, Daniele Baselli. Pas vraiment le plus connu des espoirs Italiens, il est l’un des artisans du bon début de saison du Toro, où il est arrivé en juillet dernier. Formé dans la délicieuse école de football de Bergame, la gueule d’ange fait ses premiers pas en Serie A il y a deux ans avec l’Atalanta après deux saisons en B du côté de Cittadella. Entré timide dans le grand bain, comme son caractère, il prend doucement la confiance de Colantuono en participant à 28 rencontres en 2013/14 (la moitié en tant que remplaçant). Sa progression marque un pas l’année suivante lors du délicat exercice des Bergamasques, à quelques points de la descente en seconde division. Avec les Azzurrini, Baselli continue de séduire son sélectionneur Di Biagio dans le même temps. Pas de sacre avec ce groupe l’été dernier, les Espoirs Italiens sont sortis en poules de l’Euro. Milieu relayeur axial, créateur, habile et intelligent, le petit Baselli avait besoin de franchir une étape. Chose faite avec le Torino, même si des écuries avec encore davantage de charme étaient sur le petit joyau (Milan ou Fiorentina selon les rumeurs). Installé au cœur du 3-5-2 de Ventura, le milieu de terrain illumine le Torino par sa maîtrise et surtout, surtout par son sens du but.

Avec les félicitiations du padre - La Repubblica

Trois matchs de championnat, un autre de Coppa pour un total de quatre buts, le petit gars n’en loupe pas une. A Verone ce dimanche midi, Daniele n’a donc pas loupé le coche. Menés 1-0 à cause d’un certain Luca Toni, c’est Baselli qui va bien suivre l’action Turinoise et finir l’action après un ballon relâché de Rafael pour égaliser. S’en suivront les buts d’Acquah puis de Juanito Gomez pour le match nul 2-2, score de la troisième journée. Deux victoires et un nul pour l’instant, le nouveau Torino, très Italien, prend le bon wagon en ce début de saison. Gardons discrètement un œil sur le numéro 16 et sa bande qui accueilleront la Sampdoria dimanche prochain.

LE BUT

On ne retiendra pas que cela bien entendu. Mais pour la Roma, la victoire reste la chose la plus importante. A Frosinone ce samedi, les Giallorossi ont fait le boulot chez les petits poucets de Serie A grâce à une réalisation de Iago Falque sur une passe de Lucas Digne, premiers gestes décisifs pour les petits nouveaux. Si la seconde période aura été plus délicate à gérer, entre poussée des locaux et gestion de l’avantage avant le déplacement délicat du côté du champion d’Europe Barcelonais, les Romains se mettront définitivement à l’abri grâce à son banc. Entré à la 80e, Juan Manuel Iturbe, désormais poussé sur la touche depuis le début de la saison, clôt le spectacle au bout du temps additionnel sur un contre (0-2). Trois points dans la besace et un but pour le spectacle, et surtout pour la confiance.

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LA DECLA

Comment expliquer ce début de championnat chaotique ? Laissons plutôt la parole au principal intéressé, Massimiliano Allegri. Après une troisième rencontre sans succès, la grogne monte chez les tifosi, interloqués de voir la Vieille Dame au ralenti net. 1-1 face au Chievo, match compliqué comme prévu contre des visiteurs qui ont ouvert la marque dès la cinquième minute grâce à Hetemaj. Par manque de réalisme et de réussite, les Bianconeri ne s’en sortiront que dans les dix dernières minutes du match. Dybala sur penalty pour sauver les meubles, ça sera bien tout. Allegri après le match :

« Ce que je n’ai pas aimé ? Le réalisme, en première période, nous nous sommes créés 4 ou 5 occasions réelles de but sans pour autant faire trembler les filets. Ça a été plus confus en seconde mi-temps, avant l’égalisation sur penalty. Nous devons maintenant arrêter de parler des joueurs qui nous ont quittés cet été, la Juventus possède de nouveaux joueurs. Au cours des dix dernières minutes, il aurait fallu davantage de tranquillité pour aller chercher la victoire. On a encore du temps pour s’améliorer. »

« Le but de la Juventus est d’être dans les trois premiers de Serie A d’ici mars, nous savons que le championnat va être de plus en plus dur. L’équipe est jeune et doit faire face à ces difficultés. »

Avant de résoudre ces différents problèmes chez le Genoa dimanche prochain, il faudra d’abord se rendre du côté de Manchester pour y affronter City. Un premier choc européen, dans l’attente d’un déclic, du déclic.

LE CLASSEMENT

LA PROCHAINE JOURNEE

Samedi 19 septembre

Udinese - Empoli (18h00)
Milan - Palerme (20h45)

Dimanche 20 septembre

Chievo - Inter (12h30)
Atalanta - Verone (15h00)
Bologne - Frosinone (15h00)
Genoa - Juventus (15h00)
Roma - Sassuolo (15h00)
Torino - Sampdoria(15h00)
Carpi - Fiorentina (18h00)
Naples - Lazio (20h45)