Mouvements :

Départs : Victor Oladipo (Indiana) - Domantas Sabonis (Indiana) - Enes Kanter (New-York) - Doug McDermott (New-York) - Taj Gibson (Minnesota) - Norris Cole (Tel-Aviv)

Arrivées : Paul George (Indiana) - Carmelo Anthony (New-York) - Raymond Felton (Dallas) - Isaiah Canaan (Chicago) - Patrick Patterson (Toronto) - Dakari Johnson (48e choix - Kentucky) - Terrance Ferguson (draft 21e choix - Adelaide)

Effectif :

Meneurs de jeu : Russell Westbrook - Raymond Felton

Arrières : Andre Roberson - Alex Abrines - Terrance Ferguson

Ailiers : Paul George - Jerami Grant - Kyle Singler - Josh Huestis

Ailiers forts : Carmelo Anthony (small ball) - Patrick Patterson

Pivots : Steven Adams - Nick Collison (small ball) - Dakari Johnson

Enorme. Un 5 majeur juste magnifique, emmené par un vrai Big 3 comme on aime. Objectivement, un Big 3 aussi fort offensivement et défensivement, mais surtout aussi polyvalent, c'est très rare. Russell Westbrook. Le papa, le daron, le patron. Depuis l'été 2016, les "vrais" sont restés du côté de l'Oklahoma (coucou KD). Et à partir de ce-même été, c'est devenu sa maison. OKC, c'est Russ. Russ, c'est OKC. Il l'a bien fait comprendre. MVP de la dernière saison régulière, il tournait à 31,6 points de moyenne - 10,7 rebonds - 10,4 passes. Une saison en triple-double dans le plus grand des calmes. Un vrai meneur, de jeu et d'homme. Propre. Parce que faire ça avec Victor Oladipo, Kyle Singler et Domantas Sabonis, ça devait pas être facile tous les jours. Mais le marsupilami a résisté. Il a emmené son roster en play-offs, les positionnant 6e à l'Ouest. Monstrueux. Puis vint l'été 2017. Et alors là, c'est Sam Presti le génie. Récupérer Paul George, c'est fort. Récupérer Paul George et Carmelo Anthony, c'est très fort. La saison dernière, c'est 23,7 points - 6,6 rebonds - 3,3 passes pour PG ; 22,4 points - 5,9 rebonds - 2,9 passes pour Melo. L'apport offensif de ce trio est incroyable depuis quelques années, il le sera encore dans celles qui vont venir, ne vous en faîtes pas. Alors quoi, 60 points par match pour le Big 3 ? Cela ne nous semble pas excessif, aux vues de leurs performances personnelles. Le tout sera de trouver du shoot pour chacun, mais cela ne devrait pas poser de problèmes. Beaucoup de trios l'ont fait dans le passé, et avec l'expérience et la maturité que possèdent ces joueurs, nul doute que cela fonctionnera très bien. Le temps de mettre la machine en route. Par rapport à la défense, le patron était clairement Andre Roberson (honnêtement, il vaut mieux le voir là qu'à 3 points). Il sera épaulé par Paul George, gros 2 way-player des familles, l'un des meilleurs à son poste en NBA. Avec Steven Adams en défense et au rebond, le Thunder sera clairement redoutable en transition. L'une des meilleurs attaques de la ligue dans ce système. Reste à voir ce que l'attaque placée donnera, même si on fait confiance à Russ et PG pour faire le taffe et shooter ou trouver des bons spots de tir pour Melo, au poste. Small ball évidemment. Car, à son poste, le bagage de shoots de Melo est vraiment impressionnant. De quoi enflammer la Chesepeake, qui n'attend que ça. Niveau banc, certains joueurs devraient se faire remarquer comme Raymond Felton, qui pourrait trouver Alex Abrines et Terrance Ferguson à 3 points. Jerami Grant, lui, essaiera à son habitude de nous coller un ou deux posters comme on aime. Quant à Patrick Patterson aka "PatPat", il devrait jouer au poste de pivot en small ball. Bref, un roster bien équilibré, tant sur les titulaires que sur le banc, costaud. Avec l'espoir que la sauce Donovan prenne. On l'espère.

Joueur à suivre :

Sincèrement, on n'a jamais mis autant de temps à réfléchir sur le joueur à suivre. Certainement un player du Big 3, c'est clair, mais lequel ? Russell Westbrook ? On pense qu'il est arrivé au maximum niveau statistiques, qu'il ne pourra pas faire mieux que l'année dernière dû au fait que des All-Stars l'entourent. Carmelo Anthony ? Il sera très important en attaque, néanmoins sa défense laisse à désirer. Il y a certainement pire (coucou James Harden), mais disons que la All-Defensive Team, il n'en verra jamais la couleur. Reste Paul George. Et c'est vraiment intéressant de parler de lui. Pourquoi ? Car au-delà du fait que ce soit un All-Star, le profil de joueur et le type de jeu est vraiment remarquable. On en parlait avant, c'est un vrai 2 way-player : non seulement sa capacité offensive est très bonne - la saison dernière, il tournait à 23.7 points et la saison précédente 23.1 points - mais en plus, il est reconnu pour sa très bonne défense et son impact positif (aussi bien mental que physique) dans une équipe. En effet, nul doute qu'avec un Paul George dans l'effectif, les joueurs ne soient pas motivés en défense. Paul George s'est confié à Yahoo  : « Je suis engagé ici, nous le somme tous ! On veut que ça se mette en place et que ça fonctionne bien. Quand on est sur le terrain, cela devient presque magique. On se comprend, on sait ce que l’autre ressent car on se connaît bien. On veut tirer le meilleur parti de cette association, être dans les meilleures conditions pour réussir. » Billy Donovan, le coach du Thunder, s'est exprimé sur son ailier au micro de Chris Mannix : "Je pense que Paul essaie toujours d'être meilleur, de se surpasser en tant que joueur". Avant d'ajouter, toujours pour The Vertical : "Je pense que Paul cherche juste à être poussé. Le personnel d'encadrement, moi-même, on essaie de le pousser dans des domaines où il peut s'améliorer. Il a réalisé un parcours incroyable (dans l'Indiana, N.D.L.R). Mais comme n'importe quel superstar ("elite player"), ces gars essaient toujours de trouver des moyens d'être encore plus performants. C'est pourquoi ils sont qui ils sont. En tant que coach, vous essayez de les défier pour les aider à aller mieux et à s'améliorer. " L'intégration de Paul George, aussi bien au sein de l'effectif que du staff, semble effectuée. A tel point que, toujours selon Mannix, dans le dernier entretien entre PG et Donovan, le joueur a lancé une requête à son coach: "Challenge-moi. Mets-moi dans une position inconfortable. Aide-moi pour que je devienne le joueur le plus complet que je puisse être". Paul George, version 2017-2018, mode "Beast" activé. Pour notre plus grand plaisir.

Objectif :

Le podium. On le dit dès le début, no suspense. Avec un effectif pareil, viser le podium est largement accessible, si l'alchimie prend et surtout si la sauce "Billy" prend. A chaque match, l'effectif d'en face, qui attaquera, aura fort à faire. En plus de Paul George, redoutable défenseur, Andre Roberson et Steven Adams complètent le 5. Roberson vient d'être élu cette saison dans  la All-NBA Defensive Second Team, une reconnaissance pour un joueur toujours dans l'ombre à OKC entre Kevin Durant et Russell Westbrook, mais pour autant très utile et toujours très impliqué dans la rotation. Quant à Steven Adams, rien que sa tête et son physique sont une arme de dissuasion. 2 mètres 13, 116 kilos, le gars est néo-zélandais mais ressemble à Sébastien Chabal. Sans parler de joueurs comme Jerami Grant ou encore Josh Huestis, qui devrait gagner du temps de jeu avec ses bons matchs de présaison. Par conséquent, la défense sera la base de tout à OKC avec comme chien de garde Paul George. Ensuite, il reste l'attaque. Premièrement, la transition. On en a vu un parfait exemple en pré-saison face aux Pélicans, Carmelo Anthony prend le rebond défensif, joue vite avec Russell Westbrook, qui part en contre avec Paul George et Andre Roberson sur l'aile. Résultat, décalage de Russ pour PG à 3 points qui sanctionne. Easy basket. Le Thunder possède les joueurs pour, et bons nombres de leurs attaques vont se dérouler comme celle-ci. Deuxièmement, l'attaque placée. Nous l'avons évoqué précédemment, les joueurs ont les individualités - que ce soit à 3 points, en pénétration, à mi-distance, sur pick and roll, sur 1 VS 1 - pour faire la différence. Il reste néanmoins pour Billy Donovan à mettre des systèmes en place, parce que certes, il y a 3 All-Stars, mais l'effectif a quand même été grandement renouvelé, donc les automatismes ne sont pas encore forcément présents. Une fois qu'il y aura une certaine alchimie et de la cohésion sur le terrain en attaque placée, ce dont nous ne doutons aucunement aux vues du talent des joueurs, le Thunder fera très, très mal et infimes seront les équipes qui arriveront à les stopper. Une question revient néanmoins assez couramment, celle du fait qu'il y ait 3 superstars pour un seul ballon. Et alors ? James - Wade - Bosh. Johnson - Abdul Jabbar - Worthy. Duncan - Parker - Ginobili. Jordan - Pippen - Rodman. Autant de Big 3 qui ont marqué l'histoire. Ce n'était pas la même époque, donc cela n'a aucun rapport ? Etrange, il nous semble pourtant qu'à l'époque, le basket se jouait aussi à un seul ballon. Bref - nul doute que s'ils s'entendent bien - Russ, PG et Melo vont arriver à se satisfaire mutuellement, tant en se faisant plaisir qu'en faisant plaisir.  

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- "Vous voyez là-bas les gars ? C'est la concurrence". - "Ah frérot elle est looooin".

Meilleur et pire scénario :

Meilleur scénario :

L'alchimie prend dès le début de la saison. Au bout de quelques matchs, le Thunder devient une véritable team, non seulement sur le papier mais aussi et surtout dans le jeu. Le Big 3 régale et nous colle du 60-70 points tous les soirs. Dre, le bon arrière-défenseur nous prépare des blocks comme on aime. Steven pose ses écrans plus vite que Carglass et Jerami nous fait plaisir avec un ou deux dunks per game, made in Space Jam (ou made in Jeff Green, il est chaud en ce moment, demandez à Mahinmi). Résultat, une 2e place à l'Ouest, histoire de chauffer un peu plus Rumble qui doit déjà être en train de titiller pour le premier match de la saison à la Chesepeake. Après Russ qui a signé 5 ans, PG le suit et dans 2 ans, c'est direction la Maison-Blanche pour célébrer le titre (quoique...).

Pire scénario :

Paul George se blesse dès le début de la saison et est écarté des terrains pendant un bon moment. Libre l'été suivant, il part se dorer la pilule du côté des Lakers de Los Angeles, influencé par une California girl. Hoodie Melo en a marre de jouer avec Kyle Singler, qui a pris la place de PG13. Il quitte lui aussi le navire en 2018. Reste plus que Russ, qui ayant signé pour 5 ans, est fidèle à Sam Presti. Il créé donc le Big 1. C'est comme un Big 3, mais tout seul. Et Roberson se met à enchaîner les air balls à 3 points. Au fait, inutile de préciser que 2017-2018, c'est "on prend les mêmes et on recommence". Arrivés aux playoffs en 6e position, ils tombent contre les Rockets, qui s'amusent contre les joueurs d'OKC. Pas cool.  

Pronostique :

Heureusement, l'imaginaire n'est pas réel, le réel n'est pas imaginaire. Bref, le "pire scénario" n'arrivera pas (enfin on l'espère). Objectivement, on voit mal comment le Thunder ne peut pas y arriver. On les met donc 3e à l'Ouest avec 56 victoires. Propre.