Échec à tous les niveaux pour les girondins

Après une belle période de Janvier à Mai en 2017, ponctuée par une 6ème place en Ligue 1, les Girondins de Bordeaux avaient entamé la saison 2017/2018 avec un effectif renouvelé aux souhaits de l'entraîneur Jocelyn Gourvennec. Avec 8 départs et autant d'arrivées, le club devait passer un cap. Fin Août, le propriétaire Nicolas de Tavernost clamait même « A partir de la 3ème place, nous sommes candidats ! » Quatre mois plus tard, le discours a bien changé et pour cause, Bordeaux se retrouve 15ème de Ligue 1 avec seulement 20 points.

Échec à tous les niveaux pour les girondins
Source image: L'Équipe

Une réaction après un premier couac

De retour sur les terrains du Haillan le 26 juin, les joueurs avaient en ligne de mire le tour préliminaire de Ligue Europa face à Videoton. Après une victoire 2-1 à domicile lors du match aller, les girondins avaient une courte avance en se déplaçant en Hongrie. Dans une chaleur étouffante, Bordeaux s'inclinait 1-0 et était déjà éliminé de la Coupe d'Europe. Trois jours plus tard, à Angers, les marines et blancs concédaient le match nul dans le dernier quart d'heure (2-2). Après ce résultat décevant, les girondins sont restés invaincus pendant 6 matchs. Bien que peu flamboyant dans le jeu, Bordeaux se présentait sur le podium avec 15 points au Parc des Princes pour le compte de la 8ème journée.

La longue descente de trois mois

Les girondins n'ont pas fait longtemps illusion au Parc. Au bout de 20 minutes, les Parisiens mènent 3-0 et ont plié le match pour l'emporter au final 6-2 sans opposition. Deux semaines plus tard, les Nantais subissent face à l'attaque girondine mais obtiennent malgré tout le match nul (1-1). Pendant les trois matchs suivants, contre Amiens, Monaco et Rennes, Bordeaux n'arrive pas à marquer et enchaîne trois défaites.

Le 19 novembre, lors de la réception de Marseille et après une entame réussie avec l'ouverture du score dès la 3ème minute, les girondins déjouent le reste du match pour se faire rejoindre dans le temps additionnel. Une semaine plus tard, Bordeaux se fait surprendre par un but d'Ivan Santini sans jamais revenir dans le match.

Le 28 novembre les marines et blancs surclassent une équipe stéphanoise plus dans le doute que jamais (3-0). On peut croire que la crise est finie à ce moment-là mais, trois jours plus tard, en déplacement à Dijon et malgré un but et une prestation fantastique de Malcom, les girondins s'inclinent 3-2 dans les derniers instants du match en montrant une grosse fragilité collective.

Le mois de décembre se poursuit avec trois défaites en championnat et une en Coupe de la Ligue, le tout sans marquer le moindre but mais en allant chercher huit fois le ballon au fond des filets face à Strasbourg, Toulouse, Nice et Montpellier.

Quelles solutions pour  sortir de la crise ?

Jeudi, au lendemain de la déroute face à Montpellier, une réunion a eu lieu entre la direction du club au cours de laquelle Jocelyn Gourvennec a été confirmé dans ses fonctions, preuve que les joueurs et ses supérieurs ne l'ont pas lâché et croient toujours en lui. Pourtant Gourvennec a tout essayé pour que ses joueurs retrouvent la confiance, le changement de système et le changement de gardien n'ont pas eu les effets espérés. S'il y a sûrement un problème mental dans cette équipe, il y aussi des individualités qui ne sont pas au niveau et qui font baisser le niveau collectif. Du côté de l'animation, elle reste la même en 4-3-3 avec une équipe dont le jeu passait beaucoup sur les côtés et qui dépendait de la forme de ses ailiers. Cette animation avait bien fonctionné la saison passée mais des joueurs comme Sabaly, Sankharé ou Kamano qui étaient presque en surrégime sont bien moins performants depuis septembre. Au sujet du mercato hivernal, une recrue devrait arriver derrière, un secteur où les girondins sont particulièrement en difficulté. Ce qui est sûr, c'est que les résultats doivent considérablement s'améliorer pour que Gourvennec ne soit pas démi de ses fonctions. En effet, Bordeaux vient de réaliser sa pire demi-saison depuis Laurent Blanc en 2010 alors que le club a bien plus investi que les années précédentes.