Noémie Cuberes (Nîmes) :"Finir dans la première partie du classement"

Pensionnaire du Nîmes Métropole depuis 2012, la gardienne Noémie Cuberes entame une nouvelle saison au club gardois. Pour Vavel.com, elle dévoile ses ambitions, ses idoles et sa nouvelle passion, le beach soccer. Découverte.

Noémie Cuberes (Nîmes) :"Finir dans la première partie du classement"
Noémie Cuberes va entamer sa cinquième saison au Nîmes Metropole.

Bonjour Noémie, peux-tu te présenter ?

Bonjour,  je m’appelle Noémie, j’ai 27 ans, je pratique le football depuis l’âge de 5 ans et je joue actuellement au club du Nîmes Métropole. J’ai effectué mes études et obtenu un Master en STAPS en éducation à la santé.

Tu évolues au poste de gardien de but, pourquoi avoir choisi cette position sur le terrain ?

Depuis mes débuts, j’ai très vite été attirée par le poste de gardien de but plutôt qu’un autre. Il est vrai que quand on est jeune, tous les enfants veulent être ce joueur qui va marquer des buts, pas moi. Jouant avec les garçons aucun d’entre eux ne voulaient prendre part dans les buts, j’ai rapidement essayé, pour ne plus le quitter ! Puis ce poste vu comme ingrat pour beaucoup de personnes permet néanmoins de vivres de belles émotions durant les matchs et d’être décisif à des moments clé.

Quelles sont tes références à ce poste chez les féminines, mais aussi chez les garçons ?

J’avoue que chez les féminines je n’ai pas de réelles références car comme on a pu le constater à l’euro le poste de gardien de but chez les féminines et celui qui demande encore une plus grande marge de progression et de travail. Mais si je devais citer une gardienne je dirai Hope Solo. Concernant les gardiens chez les hommes, ma jeunesse à été bercée par Fabien Barthez, mais ma référence reste Gigi Buffon.

Depuis 2012, tu fais partie du Nîmes Métropole avec une montée en D1 en 2015. Quelles sont les différences avec la D2 et quels souvenirs te reviennent durant cette saison dans l’élite ?

Les différences se font sentir sur le rythme des matchs, le niveau des équipes de D1 ne te donne le droit à aucune erreur qu'elles soient techniques ou tactiques ou tu la paye cash ! La D1 exige un investissement à tous les niveaux pour pouvoir être la plus performante chaque week-end. Durant cette saison les performances sportives n’auront pas été à la hauteur de nos espérances,    heureusement que le groupe est resté solidaire et que la bonne ambiance à était présente du début à la fin, sans cela la saison aurait été très longue. Ensuite de vivre une expérience comme celle-là avec une bande de copines, on se forge de nombreux souvenirs.

La saison dernière le club à fini 6ème, quel est l’objectif pour cette nouvelle saison ?

Nous finissons 6 ème l’année dernière ce fut une saison très compliquée pour nous avec beaucoup de filles de l’effectif qui se sont blessées et dont certaines dès la moitié du championnat ont tiré un trait sur la suite de la saison. Il a donc fallu remanier l’équipe et retrouver des automatismes avec des jeunes qui nous ont rejoint en cours de route. Sixième correspond à la place que nous méritons à la fin de la saison. Pour cette nouvelle saison, notre effectif va changer de plus de moitié comparé à l’année dernière dû aux départs,  et à l’arrêt de certaines. Il est clair que le premier objectif va être d’aller assurer rapidement ce maintien pour ensuite pouvoir établir un bilan et se fixer par la suite de nouveaux objectifs de fin de saison. Cependant pour cette  nouvelle saison, on se doit de finir dans la première partie du classement.

Et tes objectifs personnels ?

Me concernant cette saison, j’espère avoir l’occasion de pouvoir montrer mes qualités sur le terrain et apporter tout ce que je peux à l’équipe pour que nous atteignions nos objectifs. À moi de montrer que je mérite ma place sur les entraînements et ensuite de prendre les matchs les uns après les autres. Car à ce poste seul la répétition des matchs permet de se sentir bien et d’être le plus performant possible.

En mai dernier, tu as participé à l’Euro Beach Soccer League à Nazare (Portugal). Pourquoi as-tu décidé de te lancer dans le beach soccer ?

La décision de me lancer dans cette aventure à été faite de manière assez naturelle en discutant avec certaines personnes qui m’ont glisse à l’oreille qu’une équipe allait voir le jour sur la Grande Motte et que des séances d’entraînement étaient organisée pour pouvoir tester et faire un bilan de si cela nous plaisait ou pas. J’ai donc décidé de rejoindre une des séances d’initiation. Dès le premier entraînement, je me suis prise de passion pour cette discipline et à partir de là tout s’est très vite enchaîné. Nous avons donc pu participer à l’Euro Winner Cup équivalent de la League des Champions au Portugal en Mai,  et pour certaines d’entre nous l’occasion c’est présente d’aller joue dans divers championnats.  Du coup, j’ai pu aller prendre de l’expérience en Suisse ainsi qu’en Espagne, ce qui fût des expériences enrichissantes tant sur le plan sportif que humain.

J’imagine que les sensations ne sont pas les mêmes que sur un terrain en herbe ?

Ah ça c’est clair ! Tout est différent sur le sable. Mais le beach est en réalité d’une complémentarité insoupçonné pour un joueur de foot à 11. Le beach permet de travailler l’explosivité, les appuis, les réflexes pour mon poste. C’est un sport qui demande une très bonne condition physique et beaucoup de concentration. À mon poste sur le sable le gardien joue un rôle clé qui ne m’a donné que plus de confiance en moi. Après presque 3 mois sur le sable,  on m’avait dit que j’allais pouvoir voir les effets du sable et sans aucun doute les effets n’en sont que positifs, en aucun cas je regrette de m’être lancée dans cette aventure.

Dans le futur, tu continueras les deux disciplines ou choisiras-tu en une en particulier ?

À l’heure actuelle il m’est possible de pouvoir faire les deux activités car l’une n’empiète pas sur l’autre mais se succède, ce qui me permet de ne pas trop couper pendant l’été et de prendre du plaisir sur une autre surface et dans un environnement qui change du foot classique. C’est un réel attachement que j’ai pour cette discipline et puis comme on dit choisir c’est renoncer donc je ne fais pas de choix, et profite de pouvoir faire ce que j’aime.