Le numéro de Tim Wellens

GP Wallonie - Parti en solitaire à une vingtaine de kilomètres de l'arrivée, Tim Wellens s'est imposé en haut de la citadelle de Namur avec presque 1 minutes 30 d'avance sur son coéquipier Tony Gallopin.

Le numéro de Tim Wellens
Tim Wellens.

Le GP de Wallonie reste dans l'escarcelle de la Lotto Soudal. Pour la troisième année consécutive, la formation Belge voit un de ces coureurs l'emporter en haut de la citadelle de Namur. Après Jens Debusschere en 2015, Tony Gallopin en 2016, c'est Tim Wellens qui inscrit cette année son nom au palmarès.

C'est sous une météo capricieuse que la course s'est déroulée, vent et pluie au programme. Une échappée se forme composée de Edward Planckaert (Sport Vlaanderen), Sander Cordeel (Vérandas Willems), Tom Devriendt (Wanty Groupe Gobert), Sébastien Delfosse (Veranclassic), Marvin Tasset (Aqua Service), Jérémy Leveau (Roubaix  Lille Métropole) et Rob Ruijgh (Tarteletto). Malheureusement pour eux, sous l'impulsion notamment de l'Armée de Terre ils sont repris à 60 kilomètres de l'arrivée. C'est à 50 bornes de l'arrivée que la course se débride. AG2R La Mondiale accélère car il y a un fort vent de côté. Une bordure se crée. On assiste à un mano à mano entre un groupe de 21 qui s'est détaché et les formations FDJ et Armée de Terre entre autres piégées.

Des Bordures !

Dans ce groupe, les Lotto Soudal sont en surnombre avec 4 coureurs (Gallopin, Wellens, Benoot, Maes) comme les BMC avec 3 coureurs (Vliegen, Teuns, Muller). Il y a aussi dans ce groupe Gaviria, Vakoc, Simon ou encore Bakelants. Les plus forts sont à l'avant, sortis à la pédale. L'entente est parfaite, jamais le second groupe ne parviendra à revenir. Dans la côte de Lustan une seconde sélection s'opère. Plusieurs attaques dont une première de Wellens, seulement suivi par Bakelants. Mais ça revient de l'arrière en bas de la descente. D'abord Benoot, Teuns et Vliegen puis Gallopin, Simon et Janssen.

Wellens le soliste

Dans la côte de Tienne aux pierres, à mi-ascension, Wellens place une attaque de derrière et surprend ses compagnons d'échappée. Il prend rapidement une vingtaine de secondes d'avance. Teuns réagit alors que Vliegen est victime d'une crevaison et Janssen est lâché. Teuns ne parvient pas à sortir et se ravise. Evidemment, Gallopin et Benoot contrôlent derrière et permettent à Wellens de creuser qui roule plus vite que Simon, Bakelants et Teuns derrière.

Les espoirs des poursuivants sont douchés et pris au piège par la magnifique course d'équipe des Lotto Soudal. Ils se permettent même le luxe de prendre la deuxième place. Dans l'ascension finale, Gallopin place une accélération que personne ne suit. À une semaine des championnats du monde, Wellens montre qu'il faudra aussi compter sur lui au sein de l'équipe de Belgique.

Classement