Cofidis et le Tour de France, une longue histoire d'amour

Cofidis, formation historique du peloton, est à la recherche d’un succès depuis presque 10 ans et la victoire de Sylvain Chavanel à Montluçon. Une éternité pour la formation Nordique.

Cofidis et le Tour de France, une longue histoire d'amour
Bouhanni est passé à côté des deux premiers sprints de ce Tour de France.

Créé en fin d’année 1996, la formation Française fête ses 20 ans dans le peloton professionnel. L’une des plus anciennes du peloton avec AG2R La Mondiale et la FDJ. Mais ce qui est surprenant avec c’est la fidélité de son sponsor de crédit en ligne, Cofidis, présent depuis la naissance de l’équipe. Les premières années sont glorieuses avec une victoire dès leur première participation grâce à Laurent Desbiens et quasiment une victoire d’étape chaque année jusqu’en 2008. On note la présence de grands coureurs comme Bobby Julich, Franck Vandenbroucke et même Lance Armstong qui avait signé avant la découverte de son cancer des testicules en automne 1996. Et depuis 2008 ? Plus rien.

Il faut dire que l’équipe a donné dans les affaires de dopage, ce qui ne lui a pas servi pour attirer des coureurs de renom. En 2004, la révélation de l’affaire Cofidis concernant la pratique dopante d’anciens coureurs comme David Millar ou Philippe Gaumont. L’équipe est décimée, des coureurs sont licenciés, d’autres comme Astarloa quitte l’équipe. Il faut tout reconstruire avec Eric Boyer, nouveau manager à sa tête. L’équipe a encore de beau reste avec Moncoutié, Chavanel ou O’Grady dans ses rangs et arrive à se relever sans trop de problèmes. Mais en 2007, rebelotte. Christian Moreni est contrôlé positif sur le Tour de France, l’équipe décide de quitter la course d’elle-même bien que cela soit un cas isolé. Et à l’issue de la saison 2009, l’équipe perd son statut d’équipe World Tour. Même si elle continue de briller sur la Vuelta par l’intermédiaire de David Moncoutié, quadruple vainqueur d’étape et du maillot de meilleur grimpeur. Mais sur le Tour de France c’est plus difficile. Pas de grands sprinteurs, ni de leader pour le classement général, l’équipe compte sur les échappées qui sont prisées par beaucoup d’équipes et joue de malchance et de places d’honneur mais au final on se souvient que des vainqueurs. Même Rein Taaramae n’a jamais réussi à répondre aux attentes placées en lui. De plus, les autres équipes Françaises lui font de l’ombre. La FDJ et l’AG2R sont en pleine progression et commencent à jouer les premiers rôles. Et la formation de Jean René Bernaudeau qui a changé à plusieurs reprises de sponsors (Bouygues Telecom, Europcar) fait des coups d’éclat grâce au chouchou des Français, Thomas Voeckler.

David Millar maillot jaune en 2000.
David Millar maillot jaune en 2000.

À partir de 2013, c’est la reconstruction. Arrivée de Daniel Navarro, lieutenant d’Alberto Contador qui souhaite s’émanciper. Puis en 2015, celle de Nacer Bouhanni, l’un des meilleurs sprinteurs du peloton, capable de battre les meilleurs. Daniel Navarro qui obtient une belle neuvième place au classement général en 2013, des places d’honneur de ce même espagnol sur les étapes tout comme Laporte et Bouhanni mais pas suffisant. 9 ans de disette qui commencent à faire long même si avec Nacer Bouhanni dans les sprints dans une bonne forme, l’équipe n’a jamais été aussi proche de renouée avec le succès sur la Grande Boucle. Pourquoi pas dès demain à Troyes ?


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