NBA Week 13 : La Floride à l'honneur, et on ne parle pas des Jaguars de Jacksonville

Chaque semaine, Vavel vous proposera de revenir sur la semaine NBA passée. Du match aux joueurs de la semaine en passant par la suggestion pour la semaine suivante, analyse de l'actualité NBA avec du sérieux et un poil d'humour. Au programme cette semaine, flashback sur le Global Games de Londres, des joueurs qui s'entretuent pour le trophée de joueur de la semaine, et un voyage en Floride, où se trouvent la meilleure et la pire équipe NBA de la semaine (on ne parlera pas de Jacksonville et de NFL, promis).

NBA Week 13 : La Floride à l'honneur, et on ne parle pas des Jaguars de Jacksonville
Saison finie pour Dion Waiters ? No problemo, là y'a un duo de fuego (Source : NBA.com)

 

Match de la semaine : Philadelphia 76ers - Boston Celtics (103-114)

Match spécial oblige ! On aurait très bien pu parler d'un Toronto - Cleveland, d'un Toronto - Golden State, ou même d'un Liverpool - Manchester City, mais non, le spectacle en Angleterre cette semaine, pour nous, c'était bien le NBA London Game. Ce type de match de rêve pour les Global Games qui nous a réservé bien des surprises. Que Boston l'emporte face à Philly, soit. Mais pas quand t'as jusque 22 points d'avance. C'était si bien parti pour les 76ers, emmenés par un JJ Redick qui retournait la ficelle comme à cette bonne vieille époque au Cameron Indoor Stadium, quand il faisait hurler les Crazies de Duke University sous les yeux de Mike Krzyzezwski. Mais non. Sans trashtalk, Embiid a fait une pause dans son process, et avec son maigre 6/17 au tir et ses 5 balles perdues, pas de quoi faire vibrer la Reine. Du coup, les hommes de Brad Stevens en ont profité. Un collectif bien huilé (avec un Morris clutch et la jeunesse des Irving, Brown et Tatum) a permis aux Celtics de repartir de Londres avec une victoire. Bref, du côté de Boston, ça ne baisse pas en gamme, et quand on regarde derrière, on se dit qu'une première place, c'est pas volé. 7 victoires d'affilée, au calme. De l'or en barre, reste plus qu'à l'avoir en coupe. 

Joel Embiid au duel avec Aron Baynes (Source : Boston Herald)

 

Joueur de la semaine à l’Est : Goran Dragic

Ca pourrait faire impressionnant à dire comme ça. C'est pas le joueur de l'Euro mais bien le joueur de la semaine NBA à l'Est. Et alors qu'à l'Ouest, pour le prix du joueur de la semaine, on tient vraiment de Kill Bill ou de Crazy Kung-Fu, à l'Est, c'est tranquille pépère pour le joueur de la semaine, chacun tape bronzette sur Miami Beach. Vous l'aurez compris, c'est Mister Dragic qui est élu joueur de la semaine. Pas de statistiques incroyable donc, néanmoins cette semaine, le Heat en est à 3 victoires pour 0 défaites, et Miami reste sur 7 victoires consécutives. Grand artisan du bon parcours des siens, le meneur de jeu slovène a enchaîné 3 matches à 20 points ou plus, avec une belle réussite pour son poste. 23 points à 50% au tir, 6 rebonds et 5 passes. Beau goss. Rajoute-lui une perruque blonde et ce sera Sonny Crockett. Miami Vice oblige. Vraie référence.  
 

Joueur de la semaine à l’Ouest : Anthony Davis

Là c'est autre chose. Trop de bons joueurs tue les bons joueurs. Par pitié, faîtes-les jouer en G-League et en CBA qu'ils reçoivent tous un prix. Honnêtement, c'est vraiment dur de choisir. D'un côté t'as Chris Paul. Le vrai patron de Houston désormais, en l'absence de James Harden. Ca peut sembler logique, il n'empêche qu'on a le droit de le faire remarquer. Parce qu'en 1 semaine, 3 victoires - 0 défaites, 31,8 min - 28,7 pts à 46,9% - 7,7 rebonds - 8,7 passes ; ça tient plus du MVP que du joueur de la semaine. Lou Williams. Ou Monsieur 6e homme. Certes, pas souvent élu joueur de la semaine. Mais c'est tellement l'archétype qui va performer sur un court terme, et en puissance. Cette semaine, Lou Will, c'est 36,5 minutes, pour 35,0 points à 46,4% et 4,8 passes. Evidemment, tu rajoutes les 4 victoires pour 0 défaite. Et c'est clairement grâce à lui. On a tous ce bon souvenir d'un KD qui passe sa petite barre des 20 000 pions, effacée tranquillement par un gars qui en plante 50 dans le match. Hé oui, les Golden State Warriors en ont prit pour leur grade. Vous avez dit Goat ? Finalement, t'as le Davis de New-Orleans. Pas Baron, Anthony. Bien que Baron ait joué entre 2002 et 2005, et qu'il ait plutôt fait un bon passage, on parle bien d'Anthony Davis. 3 victoires - 0 défaite pour Anthony Davis qui n'a également connu que des wins avec sa franchise la semaine passée. Mais alors que dire du match d'hier soir face aux Knicks de New-York. Il a secoué Big Apple, l'a fait tombé de haut et l'a écrasé sans mal. 50 minutes, 48 points et 17 rebonds, et une victoire après prolongation 123-118. Tout ça pour cette semaine terminer en 38 points à 67,2% au tir et 12 rebonds en 39 minutes. Le meilleur pour la fin, pour nous c'est lui le joueur de la semaine. Parce que tant de points avec un pourcentage pareil (sans parler des rebonds), ça mérite qu'on porte un toast à sa santé (nan on déconne, en vrai on n'en peut juste plus de la galette des rois).  

L’équipe au top : Miami Heat

Duel d'équipes au top en NBA, et les deux sont à l'Est. Deux séries de victoires, avec deux 7-0. Boston Celtics et Miami Heat. Laquelle tiendra le plus longtemps ? Nous le saurons bientôt. Quoi qu'il en soit, on a décidé de donner ce trophée d'équipe au top au Heat. On peut refaire une blague avec Miami Vice ? Deux flics à Miami. Et on ne parle pas des inspecteurs Sonny Crockett et Ricardo Tubbs, mais bien des lieutenants Goran Dragic et d'Hassan Whiteside. Accompagnés des officiers Ellington, Adebayo, Johnson ou encore Richardson, Miami est devenu une ville sûre, où le maire Erik Spoelstra peut se tartiner de crème tranquillement. Spoelstra fait du taffe remarquable, et c'est aussi et surtout grâce à lui que ce collectif est aussi fort et aussi soudé. L'air de rien, il y a du talent dans cette équipe, et, installé à la 4e place à l'Est, ce Heat là n'est pas prêt de bouger. 

 

L’équipe pas au top : Orlando Magic

C'est dommage. C'est dommage parce qu'en NBA Week 9, on avait déjà parlé du Magic d'Orlando comme l'équipe en méforme. Des défaites face aux Nuggets, aux Hawks, aux Clippers, aux Trail Blazers et aux Pistons qui les faisaient dégringoler à la 12e place à l'Est. On parlait même d'ascenseur émotionnel pour des fans qui espéraient déjà obtenir l'avantage de terrain en Playoffs. On prend les mêmes et on recommence, à quelques exceptions près. La première, c'est qu'Orlando est désormais 14e de la Conférence Est. Conséquence directe d'une deuxième exception, ils en sont actuellement à 7 défaites de suite. Continuez pas les gars, on risquerait de vous appeler Orlando "Benevento" Magic. La 3e exception, et pas des moindres, c'est l'absence de Nikola Vucevic. Lors de la Week 9, certes le Magic était très mal, mais Niko était toujours présent. A cette période, sur un nuage depuis le début de la saison, il en était à 20.3 points, 12 rebonds et 4.4 assists sur les 10 derniers matchs. Mais Evan Fournier et Aaron Gordon n'étaient pas là, faute à des blessures. A ce-jour, Aaron Gordon et Evan Fournier sont bien présents, mais Nikola Vucevic, lui, est blessé. Une fracture à la main qui le tient écarté des terrains depuis fin décembre, la faute à pas de chance pour une franchise qui n'y arrive pas sans son intérieur francophone (oui, ça fait toujours bizarre de se dire ça). Soigne toi bien Niko, Orlando a besoin de toi pour retrouver de sa superbe. Ou pour limiter la casse. 12-31 en ratio, ça pique...    

 

Suggestion de la Week 14 : Le MLK Day !

Quoi, vous vous posiez encore la question ? Du show dès aujourd'hui lundi, de 18 heures à 7 heures du matin, avec à 2 heures un choc, le choc tant attendu entre les Warriors de Golden State et les Cavaliers de Cleveland. Filez-moi voir ça, et ne revenez pas avant d'avoir 300 kilomètres de cernes sous les yeux. On s'en fait pas, on sera heureux. 

Le programme NBA du MLK Day - en France sur BeIn Sports (Source : BeIn Sports)

Voilà, c'est tout pour cette semaine NBA chez Vavel. Allez, bonne week 14 la famille.