Preview des Rockets 2017/2018 : les Fusées sont prêtes à décoller vers les Finales NBA

La NBA a vu le retour de Mike D'Antonio sur un banc l'an passée et le moins que l'on puisse dire, c'est que les Rockets ont su s'adapter à merveille au jeu up tempo prôné par l'ex-Moustachu. Le problème avec la philosophie de ce dernier : ça gagne en régulière, ça choke en play-offs. Moyen comme proverbe si on est candidat au titre. Cependant, l'arrivée de Chris Paul pourrait permettre la fin de cette vérité du moment.

Preview des Rockets 2017/2018 : les Fusées sont prêtes à décoller vers les Finales NBA
Un duo qu'on est impatient de voir évoluer sous les mêmes couleurs (Source Image: Bleacher Report)

Mouvements :

Arrivées : Chris Paul, P.J Tucker, Luc Mbah a Moute, Tarik Black, Tim Quaterman, Zhou Qi, Isaiah Haterstein (43e choix de draft)

Départs : Patrick Beverley, Lou Williams, Sam Dekker, Montrezl Harrell, Darrun Hilliard

Prolongations : James Harden, Nene Hilario, Bobby Brown

Avec son compère du Thunder Sam Presti, Daryl Morey a décidé d'arrêter de jouer aux petites fusées et d'être agressif sur le marché des transferts. Lorsque que toute la sphère NBA imaginait la possibilité incroyable de voir évoluer Chris Paul sous la houlette de Greg Popovych, Houston a surpris son monde en négociant un deal avec les Clippers et enregistrant l'arrivée de Chris Paul au texas ("Bah ouais Morray", pardon). Un énorme deal pour commencer l'intersaison puisque Daryl n'a pas hésité à envoyer la quasi totalité du roster ou presque au Doc. Normal, on obtient pas Chris Paul contre peanuts. Ce blockbuster fait, il fallait bien s'occuper de la barbe soyeuse de son franchise player. Quoi de mieux pour aller chez un barbier de qualité que de signer une prolongation pharaonique de 228 millions sur les 6 prochaines saisons. A noter, la prolongation sympathique et pas cher de Nene pour un tout petit contrat de 11 millions sur 3 ans. Sécuriser et ramener du gros client c'est bien, mais la reconstruction du banc suite au trade de CP3 était impérative. Successivement, on a vu débarquer de jolis apports comme Mbah a Moute, P.J Tucker ou encore Tarik Black. Des joueurs combatifs, bon défenseur et capable de planter de loin pour les deux premiers. Si l'attaque sera toujours aussi folle, les Rockets pourraient même se mettre à défendre et ça changerait la donne.

Daryl Morey, la tête pensante des Rockets (ClutchPoints)

Effectif :

Meneur : Chris Paul, Isaiah Taylor, Bobby Brown

Arrière : James Harden, Eric Gordon, Tim Quaterman

Ailier : Trevor Ariza, P.J Tucker, Luc Mbah a Moute

Ailier-fort : Ryan Anderson, Tarik Black, Cameron Oliver

Pivot : Clint Capela, Nene Hilario, Chinanu Onuaku, Zhou Qi

Avec l'introduction de Chris Paul à la mène et donc le décalage de James Harden sur le poste d'arrière, Mike d'Antoni va être obligé de revoir l'organisation de son attaque. Si tous les ballons passés par La Barbe l'an passée, CP3 est un joueur qui a également besoin de la gonfle même si ce dernier est capable de jouer off the ball. Lorsque les rotations s'installeront, on devrait néanmoins toujours trouver un des deux joueurs sur le parquet, la profondeur chez les points guards étant limitée. Sinon, les snipers sont toujours présents au Texas et loin d'être en voie d'extinction. Ariza, Anderson, Tucker, Luc, Gordon voire Zhou Qi ; ça en fait du monde autour de la ligne à 3pts. Sous les panneaux, on retrouvera toujours Clint Capela qui va se régaler sur pick and roll avec Chris Paul et va enfin comprendre comment DeAndre Jordan est devenu un All-Star à l'Ouest tandis que Nene fera le taff en back-up du Suisse.

 

Joueur à suivre : le back-court

On connaît Chris Paul.. L'un des tout meilleurs NBA si ce n'est le meilleur, en tout cas en terme de distribution et de gestion du tempo d'un match, c'est une certitude. Le bonhomme mérite qu'on se penche sur son cas. S’il a réalisé ses meilleures années d’un point de vue purement statistiques du coté de LA, CP3 n’a pu empêché les critiques de déferler sur lui et ses ex-coéquipiers. A-t-elle point qu’on pourrait le surnommer « le chokeur des play-offs », puisque qu’avec Blake Griffin, ils n’ont jamais su dépasser le stade des demi-finales de conférence. Un leadership pas clairement établi, un coach avec des défauts pour ne pas être vulgaire et un banc calamiteux ont été des raisons multiples à ces échecs répétés. Désormais, Chris Paul fait partie de l’équipe de James Harden, aucune contestation possible. C'est cette association qui va nous intéresser particulièrement, sachant que Mike d’Antoni avait positionné et responsabilisé Harden en tant que meneur de jeu. Comment la Barbe la plus fourni de la NBA, va-t-elle s’accommoder de son repositionnement au poste 2 ? Bon courage à Mike d’Antoni, puisque s’il dépose de deux des tout meilleurs créateurs de la ligue, les deux garçons ont besoin de la gonfle pour vivre. Mais Chris Paul ainsi que son nouveau collègue James sont des garçons intelligents et savent que pour rallier les finales NBA, une entente et une symbiose parfaite de leur duo sera une des conditions sinequanone à une saison réussie.

 

 

Objectif de la saison : dépasser les demi-finales de conférence avec Chris Paul dans son équipe

Allo Houston on a un problème ! Ok, on est taquin avec le président du syndicat des joueurs mais les faits sont là ! Installé dans un nouveau contexte, CP3 n'aura plus d'excuses. Et voyons dans quel contexte l'ancien Clippers est tombé. Auteur d'une régulière fabuleuse, les Rockets ont passé l'obstacle OKC au 1er tour avant de terminer leur campagne par une défaite 4-3 face aux Spurs, avec en point d'orgue, ce contre de Ginobili sur James Harden qui tentait d'arracher les prolongations. On a pu voir les limites de cette équipe, notamment face aux Spurs de Greg Popovych. Harden esseulé, personne derrière lui capable d'assurer le leadership de l'équipe, un Mike d'Antoni sans autre solution que le pick-and-roll et une défense..voilà. Daryl Morey conscient des manques au sein de sa franchise, a effectué un recrutement en conséquence, ajoutant gros joueurs et petits apports. Un autre playmaker capable de tenir la balle.. Coché avec l'arrivée de Chris Paul. De nouveaux joueurs qui apporteront rebonds et défense tout en shootant de loin.. Done avec les venus de Tucker et Mbah a Moute. La dernière étape à valider n'est cependant pas du ressort du GM. On connait les limites de Mike d'Antoni et son passée en PO. Le mot défense ne fait pas partie de son vocabulaire, un système simple - le pick-and-roll - , des rotations courtes (8-9 joueurs grand max) et un constat: des difficultés récurrentes pour ses équipes dés que la post-season commence. Atteindre les demis pour sa 1ere année à la tête des Rockets était une belle performance. Cette saison, c'est objectif Finale de Conférence ou rien pour Mike d'Antoni et ses hommes.

 

Meilleur et pire scénario

. La mayonnaise prend, Harden et CP3 s'entendent à merveille, Clint Capela nettoie le plafond du Toyota Center en même temps qu'il rattrappe les lobs de Paul et les snipers ont la mire réglée. Euphorique, Mike d'Antoni décide même de se relaisser pousser la moustache sur les conseils de son franchise player. Une régulière survolée, à tel point que les Rockets titillent les Warriors. Et MIRACLE, les Rockets se hissent en finale de conférence AVEC Chris Paul. Champagne pour tout le monde ! Sauf que certains ont abusé et l'aventure s'arrête la. La prochaine fois, vous attendrez la victoire finale.. ou alors suffisait de demander à J.R Smith.

. L'association entre les deux "bigs" players est moyenne, une guerre d'égo s'installe au sein de l'effectif, les tireurs d'élite ont déserté, Mike d'Antoni est en PLS quand on lui parle de sa défense et dans l'urgence, Ryan Anderson est transféré contre un Mars. Ca suffit tout de même pour se balader en régulière mais les Rockets se font surprendre dés le 1er tour. Allez, par les Clippers tiens ! Histoire qu'on rigole.

 

Pronostic : 2e place - 60 victoires

Les Rockets grattent une place de plus pour devenir les dauphins des Warriors. Une attaque de folie durant toute la régulière mais attention au retour de bâton de cette manière de jouer, les précédents de Mike d'Antoni en PO ne jouent pas en sa faveur. A lui d'abroger ses critiques !