Preview du Heat 2017/2018 : les rôles players se plaisent à South Beach

Le Heat de Miami sort d'une saison à deux visages. Une 1ere partie de saison 2016/2017 tout simplement dégueulasse avec 30 défaites au compteur. Puis une 2e partie folle avec non pas 30 défaites, mais une trentaine de victoires à la clé pour l'équipe d'Erik Spoelstra. Malheureusement, pas de play-offs pour Whiteside et sa bande. Revanchard et avec un effectif prolongé pour quelques années, le Heat est cette fois-ci bien décidé à retourner en play-offs, surfant sur la dynamique de la saison précédente.

Preview du Heat 2017/2018 : les rôles players se plaisent à South Beach
Les flammes de la Triple A vont renaître de leurs cendres (Source Image: basketretro.com)

Mouvements :

Arrivées : Kelly Olynyk, Jordan Mickey, A.J Hammons, Okaro White, Bam Adebayo (14e choix de draft)

Départs : Josh McRoberts (Dallas), Luke Babitt (Atlanta), Willis Reed (Clippers), Chris Bosh

Prolongations : Dion Waiters, James Johnson, Josh Richardson, Wayne Ellington, Udonis Haslem

Arf, frustrante cette intersaison du Heat. À défaut de pouvoir signer du gros poisson sur le marché des agents-libres, le front-office a alors décidé de sécuriser les forces en présence. Premier gros dossier : le cas Dion Waiters. Auteur d’une grosse saison d’un point de vue individuelle, le garçon aurait pu être très gourmand. Un accord fut trouvé entre les deux parties pour un montant de 52 millions sur les 4 prochaines années. Dérisoire si on compare ce contrat au marché actuel mais c’était la 1ere année que Dion rayonnait à un tel niveau de performance et il faudra confirmer. Ensuite, Miami souhaitait conserver à tout prix son 6e homme. Et c’est chose faite à hauteur de 60 millions également pour 4 ans, ce qui va peut-être conférer un statut de titulaire à James Johnson. Après s’être occupé des cadres, Pat Riley a joué les nourrisses en prolongeant le petit combo-guard Josh Richardson qui devra confirmer tout le potentiel aperçu en lui. À signaler, les prolongations intéressantes du shooteur Wayne Ellington et du local Udonis Haslem, c’est bon marché et ça ne mange pas de pain. Désormais, concentrons-nous sur les arrivées. Positionné tantôt sur le cas Gordon Hayward, tantôt sur le dossier Kyrie Irving, aucun des deux n’a finalement posé ses valises du côté de South Beach. Gordon préférant rejoindre Brad Stevens à Boston et les Cavs de LeBron James préférant faire affaire avec.. Boston, again. Du coup, peu d’arrivées notables à se mettre sous la dent en or de tonton Pat. Il y a eu la signature du rouquin Kelly Olynyk (52 millions sur 4 ans) qui apportera spacing et toucher de velours en sortie de banc (ou dans le 5). Pour finir, détenteur du pick 14 lors de la draft, le Heat a décidé de sélectionner Bam Adebayo. Phénomène physique, l’intérieur est déjà prêt pour les joutes de la NBA et fera la démonstration de toute sa puissance et de sa mobilité. En bref, Pat Riley a géré son affaire d’une main de maître en ne surpayant aucun joueur et en construisant une base solide sur laquelle s’appuyer pour l’avenir. Comme d’hab me direz-vous.

Effectif :

Meneur : Goran Dragic, Tyler Johnson

Arrière : Dion Waiters, Josh Richardson, Wayne Ellington

Ailier : Justice Winslow, Rodney McGruder

Ailier-fort : James Johnson, Kelly Olynyk, Okaro White, Udonis Haslem

Pivot : Hassan Whiteside, A.J Hammons, Bam Adebayo

(En gras figure le potentiel 5 majeur aligné en début de saison)

Sur le papier, ce 5 majeur a fière allure. Surtout après avoir vu Goran Dragic faire du sale tout l’été avec la Slovénie, magnifiquement conclue par un titre de champion d’Europe et un trophée de MVP. Il faudra tout de même surveiller si le meneur parvient à enchaîner après un été chargé. La seule modification du cinq majeur par rapport à l’an dernier pourrait être le poste 4. Titulaire l’an dernier, Luke Babitt est parti rejoindre le marasme d’Atlanta et laisse donc une place vacante. Sixième homme attitré du Heat de Miami la saison passée et prolongé cet été, James Johnson pourrait être promu dans le 5 majeur. À moins qu’un certain Kelly Olynyk, nouvel arrivant en Floride ne lui chipe sa place. Nul doute qu’Erik Spoelstra saura ce qu’il est le mieux pour son équipe. En parlant de coaching, Miami devrait continuer sur sa lancée en prônant un jeu basé sur une défense solide avec tantôt du jeu rapide pour faire courir toute cette jeunesse athlétique que sont les Tyler Johnson, Josh Richardson et autres dynamites sur ressort, tantôt du jeu placé avec des systèmes minutieusement mis en place par Coach Spo. Si on devait chercher un défaut à cet intéressant effectif du Heat, il faudrait aller jeter un œil sur les ailes de l’American Airlines Arena. Après une saison sophomore tronquée par les blessures, Justice Winslow devra jouer (pour commencer) et surtout être bon. une saison à 12 points de moyenne avec une grosse défense à la clé satisfera Pat Riley.

Joueur à suivre : Justice Winslow

Plusieurs joueurs seront à suivre du côté de South Beach mais c'est l'ancien joueur de Duke qui a retenu notre attention. Après une saison rookie intéressante, puis une saison sophomore perturbée par une sale blessure à l'épaule, Justice doit cette année montrer tout le potentiel entraperçu en lui. Athlète avec de pures dimensions, il fut choisi en 10e place de la draft 2015  notamment pour ses qualités de défenseurs sur l'homme avec une grosse marge de progression en attaque. Doté d'un shoot très moyen, le garçon est en revanche ultra-athlétique et tanké pour résister aux gros clients à son poste (Lebron, Durant, Kawhi pour ne citer qu'eux). La faiblesse du poste d'ailier à Miami laisse la voie libre à Winslow pour s'imposer mais attention à la patience de Patoche. S'il revient bien de sa blessure et s'il n'a progressé rien qu'un tout petit peu en attaque, - en rentrant ses shoots ouverts par exemple - Justice pourrait tout simplement être le facteur X d'un Heat en quête de play-offs.

Objectif de la saison : le Heat peut-il aller chercher l'avantage du terrain ?

Si la qualification de la bande à Dion et compagnie pour les play-offs ne fait aucun doute pour la grande majorité d'entre nous, est-ce que le Heat peut viser mieux ? On aurait tendance à dire non car le top 5 de l'Est semble déjà bien établi mais la NBA réserve toujours son lot de surprises. On a du mal à ressort un véritable franchise player à cette équipe du Heat même si un nom nous vient en tête, Hassan Whiteside. Si monsieur Blancôté apportera toujours sa présence physique et sa défense, deux hommes peuvent changer la saison du Heat. Le 1er, Justice Winslow pour les raisons citées plus haut. Le second se nomme Goran Dragic. Auteur d'un Euro XXL (22,6 points, 4,4 rebonds et 5,1 passes de moyenne en FIBA s'il vous plaît), le Dragon de Slovénie sera un élément déterminant. Mais aura-t-il récupéré de son épopée européenne ? La saison du Miami Heat en dépend.

Meilleur et pire scénario

.Dion Waiters se retrouve candidat au MVP (faudra quand même raisonner l'auteur de cet article), Whiteside se mue en futur défenseur de l'année, Dragic continue sur son mojo Euro tandis que Kelly Olynyk s'enduit de crèmes solaires car le Heat figure dans les sommets de la conférence Est. Profitant des difficultés des Raptors et des Bucks, le Heat fait son chemin et gratte l'avantage du terrain. Ca passe le 1er tour non sans difficulté pour ensuite échouer en demi-finale. Prometteur.

.Les jeunes peinent à passer le niveau supérieur, Winslow se répète, Dragic est fatigué par sa campagne estivale, Dion n'assume pas son contrat et aucun leader ne se dégage clairement de cette flopée de rôles players. Une qualification in extremis en PO car l'Est reste dégueulasse mais ça se fait sweeper méchamment par les Cavs d'un certain.. Dwyane Wade ?! Cheum.

Pronostic : 45 victoires – 6/7e place

Le Heat sera en play-offs, c'est une quasi certitude. Avec un effectif reconduit et de jolies prolongations à la clé, le Heat est un candidat aux play-offs mais il semble difficile de faire mieux qu'un simple 1er tour.

NBA