NBA : New-York Knicks version 2017 - Un tournant pour l'avenir ?

Oui, on pourrait se poser la question. Est-ce que cette saison est un "big turning point" chez les Knicks ? Certes, l'avenir de Melo est toujours incertain, mais il pourrait se décanter plus vite que prévu (voir plus bas). Sans lui, le roster pourrait tourner autour de trois joueurs, avec à la tête des Knicks, Porzingis. Ce-dernier, en grande réussite la saison dernière et à l'Euro avec la Lettonie, formerait un duo dans la raquette avec Willy Hernangomez, pivot espagnol auteur d'une très bonne saison rookie. Frank Ntilikina (notre Francky national) viendrait s'ajouter au duo et cela ne serait pas pour déplaire aux fans de Big Apple. Par conséquent, un trio jeune, européanisé, audacieux et avec énormément d'avenir. Mais alors, est-ce que cela suffirait pour avoir du show au Square Garden, à tel point que les fans danseraient le Madison (désolé, c'était tentant) ?

NBA : New-York Knicks version 2017 - Un tournant pour l'avenir ?
Ciao Melo, voici le nouveau Big 3 des Knicks : Ntikilina, Porzingis, Hernangomez (source : @madgoodknicksshow)

 

Mouvements :

Départs : Justin Holiday (Chicago), Derrick Rose (Cleveland), Sasha Vujacic (Torino-Italie)

Arrivées : Frank Ntilikina (Strasbourg), Jarrett Jack (New-Orleans), Ramon Sessions (Charlotte), Tim Hardaway Jr (Atlanta), Michael Beasley (Milwaukee), Xavier Rathan-Mayes (Florida State University), Damyean Dotson (University of Houston), Nigel Hayes (University of Wisconsin)

Prolongation : Ron Baker

 

Effectif :

Meneurs de jeu : Frank Ntilikina, Jarrett Jack, Ramon Sessions, Ron Baker, Damyean Dotson, Xavier-Rathan Mayes

Arrières : Tim Hardaway Jr, Courtney Lee, Chasson Randle

Ailiers : Carmelo Anthony, Lance Thomas, Michael Beasley

Ailiers forts : Kristaps Porzingis, Mindaugas Kuzminskas, Nigel Hayes

Pivots : Willy Hernangomez, Kyle O'Quinn, Joakim Noah

Une franchise historique, certes, mais qui relève la tête. L'année dernière, les Knicks avaient investi dans des vétérans comme Joakim Noah ou Derrick Rose, en espérant qu'ils allaient les aider à atteindre les playoffs. Résultat ? 12ème de la Conférence Ouest, 3ème de la division Sud-Ouest, avec un ratio de 31-51. Une saison décevante plus tard, les Knicks essayent de voir loin et de construire une équipe pour un futur plus radieux. Un roster basé sur qui ? Clairement, trois joueurs. Comme évoqué précédemment, Kristaps Porzingis, aka Porzingod, en premier lieu. Qui le suit ? Notre meneur français Frank Ntilikina. Deux futures stars en devenir, deux players qui ont été draftés haut, très haut et sur qui on compte beaucoup. Le troisième n'est autre que l'espagnol Willy Hernangomez. Bien que le nom fasse moins peur, détrompez-vous. Joakim Noah étant absent l'année dernière, le rookie ibérique en a profité et s'est très bien positionné comme titulaire au poste de pivot. Ces trois chiens fous seront donc épaulés par des joueurs d'expérience, on peut ainsi nommer Jarrett Jack, Michael Beasley, Joakim Noah, Ramon Sessions. On peut aussi mentionner Tim Hardaway Jr, l'arrière-scoreur à 3 points made in Michigan (oui, l'époque NCAA avec Nik Stauskas, Trey Burke et Mitch McGary nous manque). Reste un point à éclaircir dans cet effectif, le cas Carmelo Anthony. Selon le magazine américain Basketball Insiders, les deux parties, que ce soit Carmelo Anthony ou le front office, souhaiteraient se séparer. Bémol, ils ne tombent pas d'accord, aucun trade à l'heure actuelle ne satisfait les deux parties. Le problème (et c'est ce que l'on n'espère pas), c'est que cette histoire n'influence pas le jeu de la franchise new-yorkaise. Melo étant le Franchise Player, on en doute...

Joueur à suivre :

Quoi ? Sérieusement, vous avez cru un instant que l'on mettrait un autre nom que Frank Ntilikina ? Un soir de draft, Porzingis s'était fait siffler, voire huer et avait répondu de la plus belle des manières, sur le parquet. Le letton a donc confirmé et, hormis Ntilikina, on ne voit pas de qui on pourrait parler. Nan mais soyons réalistes ! Le grand espoir du basket français choisi en 8e position par les Knicks, record national ! "Sir" Gary Payton, de passage à Paris pour la NBA Fan Zone le week-end dernier, a déclaré qu'il était devenu normal que de plus en plus de joueurs européens se hissent en haut du classement de la Draft, preuve de l'évolution du jeu outre-Atlantique. Frank Ntilikina possède, tout comme Kristaps Porzingis, la qualité de jeu pour se montrer et faire ses preuves dès le début. 1,96 m - 216 cm d'envergure - 86 kg. Pour un meneur, normal. Non, ce n'est pas votre joueur 2K18 que vous êtes en train de créer, mais bien Frank Ntilikina. Par conséquent, sa taille lui permet d'être à l'aise à beaucoup de postes, notamment en défense où les américains parlent alors de "versatile defender". En attaque, il avoisinait les 41% au shoot à 3 points la saison dernière, alors à la SIG Strasbourg. On peut aussi parler de ses matchs à l'Euro U18 où sur 6 matchs, il était à 4,5 passes décisives de moyenne. Le plus dur sera donc pour lui l'adaptation au jeu NBA et le staff des Knicks a déjà trouvé son 2e mentor. En effet, on savait que Frank Ntilikina allait être suivi de près par Ramon Sessions. Mais ce que l'on ne savait pas, c'est que Jarrett Jack, le globe-trotter de la NBA, va aussi suivre notre rookie. Jack a joué dans pas moins de 10 franchises différentes dans la ligue telles que les Cavs, les Warriors, les Hornets ou encore les Nets. Il a évolué avec les meilleurs, mais il a tenu à le faire savoir. Jarrett Jack a été impressionné par Frank Ntilikina, comme il l'a dit dans le New York Post : " J’ai eu la chance de m’entraîner avec lui ces dernières semaines, et c’est un gamin solide. Il sait vraiment, mais vraiment jouer. Il a des bras vraiment longs. Il est vraiment actif en défense. Il a une super taille. J’ai simplement l’intention de lui donner tout ce que j’ai appris en 13 ans de NBA. " Le mentor parfait donc pour grandir en tant que joueur mais aussi en tant qu'homme dans cette ligue. De plus, Jack a fait une révélation. Certes, on s'en doutait un peu, mais c'est désormais assuré : " Je vais lui faire comprendre ce que ça signifie d’être meneur titulaire en NBA. ". À notre plus grand bonheur.

Objectif :

Logiquement, tout va s'éclaircir quand on saura si le franchise player Carmelo Anthony reste ou part. Explications. Le training camp des Knicks démarre lundi. Mais, un trade pourrait se faire avant pour Melo. Si l'on en croit les sources du New York Daily News et de son journaliste Frank Isola, un trade pourrait se faire avant lundi prochain. Comment ? Soit les Knicks sont prêt à engloutir le contrat de Ryan Anderson, soit les Rockets se décident à ajouter de jeunes atouts jusque-là intouchables et des potentiels tours de draft. Une chose est sûre : Melo serait heureux de rejoindre Chris Paul et James Harden. Les Knicks, eux, pourraient repartir sur une nouvelle ère, sans Melo. À la place de Carmelo, si jamais ce dernier venait à partir, le staff a donc pensé à Michael Beasley. Il est arrivé et a déjà fait parler de lui. Restant sur une saison à 9,4 points de moyenne et récemment interviewé sur ESPN, le joueur a déclaré " Je suis le joueur préféré de ton joueur préféré ". De quoi se marrer donc du côté de New-York cette saison, quand on sait qu'il a une défense plus faible que celle de J.R Smith (Gérard on t'aime). Par conséquent, si Carmelo Anthony reste, on assistera à une fausse nouvelle ère, dans le sens où le joueur type du 5 des Knicks depuis de nombreuses saisons sera toujours présent. Au contraire, s'il part, New-York aura certes fort à faire dès le début de la saison, sans son All-Star, mais ce serait sans nul doute un mal pour un bien. De quoi fonder une équipe sur des bases solides pour le futur, avec de jeunes joueurs capables de prouver qu'ils représentent bien la franchise de la grosse pomme, et notamment le trio Ntilikina - Porzingis - Hernangomez. Et pour leur jeu ? La technique deviendrait de la logique. Ce sera à Porzingis d'emmener ses coéquipiers et de prendre le plus de shoots, en tant que nouveau Franchise Player et option numéro 1. Ensuite, effectuer énormément de picks and rools, Willy Hernangomez étant très mobile pour sa taille. De plus, Jeff Hornacek, le head coach, n'est pas du style isolation mais beaucoup plus porté vers le pick and roll. Finalement, Frank Ntilikina étant encore jeune, bien qu'il soit titulaire, il ne peut être responsabilisé sur le shoot. Il devra au début se contenter de défendre, son point fort grâce à sa taille, où il peut couvrir le poste 1 ainsi que le poste 2. Au fur et à mesure de son adaptation, le meneur français pourra amener un certain impact offensivement, par conséquent par le shoot.

Meilleur et Pire scénario :

Meilleur scénario :

Carmelo Anthony part avant le training camp, Frank Ntilikina aidé par des joueurs expérimentés comme Ramon Sessions et Jarrett Jack éclate et fait vibrer la NBA. Kristaps Porzingis devient All-Star après avoir scoré 22 points de moyenne et le letton posterise Larry Nance Jr après que ce-dernier l'ai trashtalké pour lui dire de faire attention au tomar. Sale. Au final, ils effacent le 31-51 de l'année dernière et arrivent à accrocher 42 victoires, synonyme de playoffs.

Pire scénario :

Carmelo Anthony reste et pète un câble sur tous ses coéquipiers. Michael Beasley se fait reprendre par la police en possession de marijuana, les Knicks le coupe et il retourne scorer ses 60 points habituels en Chine aux Shandong Lions ou aux Shanghai Sharks. Enfin, Kristaps Porzingis se blesse aussi longtemps que le poto Derrick Rose, et Frank Ntilikina, esseulé, ne peut rien faire, bien que Tim Hardaway Jr lâche une ou deux bombes par match à 3 points et que Willy Hernangomez use le pick and roll et est précieux aux rebonds.

 

Pronostique :

Objectivement, on ne voit pas les Knicks faire mieux que l'année dernière. On espère un bilan de 30 victoires, avec l'espoir de voir renaître de ses cendres le bon New-York que l'on aimerait connaître d'ici quelques saisons, made in Jeff Hornacek. Allez, une 12ème place à l'est ne leur ferait pas de mal, du moins c'est ce qu'on espère pour eux, histoire qu'ils ne perdent pas de place. Une première étape dans la reconstruction.

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