Paris en finale du Trophée des Champions

Paris n’a pas raté sa première pour cette saison 2017-2018 en s'imposant 35-28 sur Saint-Raphaël.

Paris en finale du Trophée des Champions
Mikkel Hansen a été en retrait aujourd'hui  par rapport à Karabatic ou la recrue Sagosen     Photo : handballplanet.com

En France, le Trophée des Champions marque le début de la saison handballistique mais en handball c’est un Final Four comme les finales de Ligue des Champions. Les équipes qui concourent sont les quatre premiers du championnat de la saison dernière : PSG, Nantes, Saint-Raphaël et Montpellier. La première affiche opposent parisiens et raphaélois. Paris, qui a échoué en finale de la dernière Ligue des Champions, s’est encore renforcé avec l’arrivée de, sans doute, le meilleur joueur du monde dans les années à venir en la personne de Sander Sagosen. Ce n’est pas la seule recrue, le gardien du Wisla Plock Rodrigo Corrales vient épaulé Thierry Omeyer sur cette saison. Un gardien avec de forts pourcentages d’arrêts ces derniers temps. Peu de changements dans le Var, Alexandre Demaille revient de Dunkerque en prêt et puis bien sûr l’international Adrien Dipanda et la prolongation de contrat de Dani Sarmiento.

Le match commence à la Kindarena de Rouen mais étant donné l’heure (18h30), la salle n’est pas pleine pour ce choc (0-0 ; 1e). C’est un très bon début de match parisien et surtout de Luka Stepancic (4 buts) et Nikola Karabatic (2 buts), les raphaélois jouent leur jeu même si Thierry Omeyer est déjà présent pour ce premier match de la saison. Caucheteux et Sarmiento débloquent le compteur (7-3 ; 10e). Premier temps mort posé par Joël da Silva, deux pertes de balles de suite pour Saint-Raphaël, Uwe Gensheimer se régale (9-3 ; 13e). Entrée de la pépite norvégienne Sander Sagosen pour le PSG et il se fait fauché directement par l’égyptien Wissem Hmam, qui prend 2 minutes d’ailleurs (10-5 ; 16e). Le Paris Saint-Germain garde cet avantage mais les varois ne se laissent pas faire et sont toujours là, pas très loin derrière (13-8 ; 23e). Sagosen montre qu’il a quelque chose de... Nikola Karabatic dans le jeu. Ses deux tirs en appui surpuissants, en bas et loin du gardien est un fac similé des tirs habituels du français (14-10 ; 26e). C’est la pause, la défense 1-5 homme à homme de Saint-Raphaël a déjà pris 17 buts et l’attaque parisienne est toujours une machine de guerre (17-11 ; 30e). 

C’est reparti, les jaunes et blancs repartent en premier à l’attaque. Geste incroyable de Simicu en ce début de période, le roumain saute en l’air, fait une feinte de passe dans le dos et tire finalement en pleine lucarne. Saint-Raphaël fait un bon début de seconde mi-temps mais compte toujours 6 buts de retard (20-14 ; 35e). Saint-Raphaël fait clairement jeu égal avec Paris, Corrales fait peu d’arrêts au contraire de Popescu et beaucoup d’exclusions temporaires sont distribuées depuis 10 minutes (24-19 ; 41e). Déjà énormément de buts dans ce match, Geoffroy Krantz arrive bien à se jouer de la défense parisienne et de l’autre côté, Sagosen et Gensheimer montrent leur précision au public : plus gros écart du match (29-22 ; 46e). Il reste peu de temps pour un retour de Saint-Raphaël, sans doute trop peu et pourtant la deuxième période est on ne peut plus équilibrée (31-25 ; 53e). En cette toute fin de match, la défense du PSG est très impressionnante et solide, les raphaélois cherchent à chaque fois leuros pivot, sans réussite. Le jeune parisien, né en 1999, Dylan Nahi marque 2 buts en contre après ces échecs de passes au pivot (34-26 ; 56e). Pas de surprise à Rouen, le Paris Saint-Germain se qualifie pour la finale du Trophée des Champions en battant Saint-Raphaël 35-28. Sander Sagosen, pour sa première dans la capitale, a fait très bonne impression.

La seconde demi-finale opposera Montpellier à Nantes à 21h. Montpellier dépouillé durant la période des transferts, qui a tout de même fait venir Melvyn Richardson de Chambéry alors que Nantes a recruté le meilleur buteur de quasiment chaque compétition internationale en la personne du macédonien et ancien barcelonais Kiril Lazarov.