Brest dans le groupe de la mort, Montpellier bien verni.

La Ligue des Champions, cela reprend que dans deux mois mais le tirage au sort a déjà révélé les affiches de la 25e édition.

Brest dans le groupe de la mort, Montpellier bien verni.
Brest (en noir) et Metz (en jaune) connaissent maintenant leurs adversaires en Ligue des Champions.    Photo : francebleu.fr

C'était hier soir à Ljubljana en Slovénie. S'est tenu les tirages au sort de la Ligue des Champions masculine et féminine version 2017/2018. Pas moins de cinq équipes françaises allaient connaître leur sort : Paris, Nantes, Montpellier chez les hommes et Brest et Metz chez les femmes. Une grande première pour Nantes dans les poules hautes alors que Montpellier doit de nouveau se contenter des poules basses cette saison malgré un quart de finale face à Veszprem il y a quelques mois. Pour Brest, c'est une première. Première fois que leur dossier Ligue des Champions est accepté par l'EHF. Le quart de finale de Coupe EHF et la belle Brest Arena aura sans doute joué dans la balance. Bref, c'est également la première fois que deux clubs féminins français jouent la Ligue des Champions. 

Le tirage au sort débutait par les poules basses avec la présence de Montpellier dans le Pot 3. Les boules ont été tirées avec la présence de Vid Kavticnik, meilleur ami de Nikola Karabatic et joueur de Montpellier. Montpellier retrouvera de nouveau le Metalurg Skopje que les joueurs de Patrice Canayer avaient déjà affrontés la saison dernière. Résultat : deux victoires sans contestation possible. Le MHB retrouvera aussi le Motor Zaporozhye. Ils avaient affrontés les ukrainiens en barrages la saison dernière pour atteindre les huitièmes de finale et n'avaient remportés la confrontation de seulement deux buts au cumulé. Pour le reste, un déplacement lointain mais intéressant au Besiktas Istanbul, et également un autre chez le Medvedi, à Moscou. La sixième équipe n'est pas encore connue puisque ce sera le vainqueur du tournoi de qualification entre le Sporting (Portugal), Tatran Presov (Slovaquie), Cocks (Finlande) et Alpha Hard (Autriche).

Pour les poules hautes, c'est la main de l'ancien ailier de Montpellier Dragan Gajic qui a décidé du tirage au sort. A cause de la présence de deux clubs français et de trois clubs allemands, Nantes ne pouvait éviter le double champion d'Allemagne, les Rhein-Neckar Löwen alors que Paris devait (re)tomber sur Flensburg et Kiel. Les autres adversaires de Nantes sont plutôt corsés. Grandes retrouvailles entre le Vardar Skopje, champion en titre et le FC Barcelone Lassa, que Luka Cindric avait éliminé en demi-finale du dernier Final Four grâce à un missile venu d'ailleurs à la dernière seconde. Il y aura aussi le Dinamo Zagreb pour le H. Les trois autres adversaires sont plus à leur portée. Le Wisla Plock, vice-champion de Pologne, le Pick Szeged, vice-champion de Hongrie et les champions de Suède, Kristianstad. Il faudra finir dans les six premiers pour voir les quarts de finale.

Le groupe parisien est sans doute plus homogène. Retrouvailles avec les deux clubs du nord de l'Allemagne, Flensburg-Handewitt et le THW Kiel mais aussi avec Veszprem, que Paris avait sorti en demi-finale du dernier Final Four. Présence également de Kielce, éliminé prématurément par Montpellier en huitièmes de finale. Les deux derniers adversaires des parisiens sont deux champions de leur pays : Aalborg au Danemark et Celje en Slovénie, avec dans leurs rangs l'international français Igor Anic. Le PSG espérera enfin glané la première place du groupe pour s'assurer directement un quart de finale, notamment grâce à leurs deux recrues. La pépite norvégienne Sander Sagosen et le gardien espagnol de Plock Rodrigo Corrales. 

Pas le même format pour les filles avec quatre poules de quatre et deux qualifiés qui se seront extirpés du tournoi de qualification. Pour Brest, c'est le pompon. Première participation et directement Györ, vainqueur de la dernière édition, Rostov, vainqueur de la Coupe EHF et Midtjylland, quart de finaliste de la dernière Ligue des Champions. Malgré Cléopatre Darleux, Alison Pineau et leur recrue, la suédoise Louise Sand, ce sera très compliqué pour les brestoises. Un beau baptème. Comme pour le PSG, Metz a tiré un groupe plus homogène. Le champion d'Allemagne Bietigheim, accompagné de sa gardienne star Tess Wester, Buducnost, que Metz avait battu cette saison ce qui leur avait permis d'atteindre les quarts de finale. Leur troisième adversaire n'est pas encore connu même si Kristiansand est grand favori du tournoi de qualification 1. Une qualification pour le tour principal paraît plus abordable pour les messines. De plus, l'internationale française Manon Houette viendra s'ajouter à cet effectif déjà bien complet. 

Rendez-vous donc dès le 16 septembre dans les salles de handball, devant BeIn Sports, seul diffuseur français, ou devant votre écran d'ordinateur.