Le duo Zakharov/Kuznetsov coiffe la Chine sur le poteau et s'adjuge l'or

Une compétition complètement folle. C'est ainsi que l'on pourrait qualifier cette finale du plongeon à trois mètres synchronisé des championnats du monde de la FINA. Coude à coude durant toute la compétition, les Russes et les Chinois se sont livré une bataille d'enfer, qui a finalement été remporté par le duo Zakharov/Kuznetsov grâce à un dernier plongeon qui restera sûrement comme l'un des plus beaux de l'histoire de la compétition.

Le duo Zakharov/Kuznetsov coiffe la Chine sur le poteau et s'adjuge l'or
Le duo Zakharov/Kuznetsov était tout simplement trop fort

Pourtant c'est bien la Chine, qui était représentée par Siyi Xie et Yuan Cao, qui a dominé pendant toute la finale. En tête du classement dès le premier plongeon, le duo ne l'a jamais quitté jusqu'à la cinquième et avant-dernière manche. Enchaînant les figures "simples" comme les figures bien plus complexes (allant jusqu'à en tenter une de difficulté 3.8), les Chinois n'auraient tout simplement rien pu faire de plus face aux Russes. En effet, Xie et Cao n'ont "raté" qu'une seule de leur figure (qui a quand même récolté 72.36 points), la cinquième, ce qui a permis aux Russes de reprendre treize points et de revenir plus près que jamais alors qu'il ne restait plus qu'un petit plongeon. C'est à ce moment-là que Zakharov et Kuznetsov ont réussi un coup de maître en s'élançant pour faire un plongeon d'une difficulté de 3.8. Mais en plus de le tenter, ils l'ont réussi comme peu savent le faire. Une note de 100.32 donnée par le jury, soit le plus grand total depuis le début des championnats du monde. Une note qui ne pouvait qu'anéantir le rêve de médaille d'or des Chinois qui avaient pourtant encore le droit à une dernière chance, eux qui passaient en dernier. Malheureusement pour le duo asiatique, malgré une très belle figure parfaitement maitrisée, il était trop tard, les Russes avaient dors et déjà pliés la compétition.

Cette finale restera certainement dans les anales comme l'une des plus belles que la discipline à connu dans son histoire. Deux duos au top de leur forme, des figures d'une rare beauté et précision, et une ambiance électrique, de quoi faire de cette finale l'un des moments forts de ces 17e championnats du monde de la FINA.

Nicolas Evrard (depuis la Duna Arena de Budapest)


Share on Facebook